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Coup de théâtre… Celeste Amarilla se dit victime de racisme en France : « On me regarde avec dégoût parce que je suis noire. »

Après avoir publié des propos racistes contre Kylian Mbappé, la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla tente un retournement spectaculaire : elle affirme désormais être victime de racisme en France et en Europe.

mise à jour le 07/07/26

Elle insulte Mbappé puis accuse la France : meilleure défense ou pire pirouette ?

Il fallait oser. Après avoir publié des propos racistes contre Kylian Mbappé, la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla tente maintenant un numéro de contorsionniste : elle se présente comme victime du racisme français et européen. Oui, la même femme qui a parlé de “chimpanzés”, de “noix de coco” et de “Camerounais colonisé” explique désormais qu’on la regarderait avec dégoût parce qu’elle serait noire. Ah ! bon. Cela ne se voit pas, mais du moment qu’elle sent sent noire… À une époque où un barbu peut se déclarer femme malgré les apparences, pourquoi pas ? Le virage n’est plus à 180 degrés. À ce niveau, c’est un demi-tour au frein à main.

Le “langage du peuple” comme paravent

Dans un entretien accordé à ABC Cardinal, Amarilla nie être raciste. Elle assure que ses sorties contre Mbappé relèveraient seulement du “langage de la rue, du peuple, du football”. Toujours cette vieille astuce : quand un responsable politique se fait prendre la main dans le sac, il descend aussitôt dans “le peuple” pour y cacher ses mots. Pratique. Sauf que ce n’est pas “le peuple” qui a écrit ces messages. C’est une sénatrice. Une élue. Une femme qui connaît parfaitement le poids des mots quand elle veut blesser. Elle déclare :

“Je déteste l’injustice, le bavardage inutile, la bêtise, la discrimination. Je ne hais ni les Français ni les Africains, je n’ai pas ce racisme dont on m’accuse, mais il faut revendiquer le langage de la rue, du peuple, du football, il ne faut pas être pleurnichard.”

C’est donc cela, la défense : insulter un joueur noir avec des images coloniales et animales, puis expliquer que ceux qui s’en offusquent sont trop sensibles. Il y a des excuses qui aggravent le dossier. Celle-ci arrive avec gyrophare.



La sénatrice se découvre soudain victime de racisme

Mais voici donc la grande pirouette. Après avoir regretté ses “expressions de type raciste”, la sénatrice se raconte en victime. Citation complète, parce que le passage vaut son pesant de théâtre :

“La première fois que je suis allée en France avec une amie, nous n’avons pas pu entrer dans aucun des magasins de grandes marques françaises, nous étions de jeunes filles à la peau foncée qui parlaient espagnol. Je suis discriminée dans toute l’Europe, on me regarde avec dégoût parce que je suis noire.”

On peut bien sûr entendre un récit personnel. On peut aussi remarquer son apparition parfaitement synchronisée, au moment précis où la polémique lui revient au visage. Hier, elle caricaturait Mbappé avec des clichés racistes. Aujourd’hui, elle découvre que la France et l’Europe seraient un enfer pour elle. Le témoignage tombe comme une bouée jetée depuis le pont d’un navire qu’elle a elle-même incendié.

Plus fort encore : Amarilla ne se contente pas de se défendre. Elle envisage de porter plainte contre Mbappé pour “violence contre la femme” et “violence politique”, parce qu’il l’a qualifiée de “femme méprisable” et “indigne de sa fonction”. Là encore, le mécanisme est limpide : elle frappe, il répond ; elle insulte, il dénonce ; elle racialise, il condamne ; et soudain, elle devient la victime principale. Le vieux numéro du pompier pyromane, mais avec micro, mandat parlementaire et indignation sur commande.



Celeste Amarilla voulait peut-être sortir de l’affaire par une porte dérobée. Elle a surtout montré autre chose : quand certains responsables sont rattrapés par leurs propres mots, ils ne s’excusent jamais vraiment. Ils changent de costume. Un jour procureur, le lendemain victime. Un jour donneuse de leçons, le lendemain discriminée par tout un continent. Le problème, pour elle, c’est que les captures restent, les citations aussi, et que le racisme ne devient pas populaire parce qu’une sénatrice prétend parler au nom de la rue.

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