« C’est plus amusant de les couler » : la stratégie du divertissement
Devant un parterre de congressistes républicains visiblement ravis du spectacle, Trump a narré avec délectation l’anéantissement de 46 navires iraniens en trois jours et demi. Mais l’anecdote qui fera date n’est pas tant le bilan — pourtant impressionnant — que l’échange rapporté avec un responsable militaire. Pourquoi ne pas capturer ces bâtiments ? s’est enquis le président. Réponse de l’officier : « C’est plus amusant de les couler. » Traduction officieuse : la mort de centaines de marins iraniens relève désormais du registre du divertissement guerrier.
Des centaines d’hommes assassinés sur un navire désarmé
Trump : « J’ai dit : ‘Pourquoi ne pas capturer le navire ?
Il a répondu : « C’est plus amusant de les couler ».Ils ricanent 😲
Des psychopathes 👹😈
C’est des Crimes de Guerre
C’est La CPI— Clara Tyler 🇫🇷 (@ClaraTyler777) March 10, 2026
La Cour pénale internationale peut toujours courir
Une possible saisine de la CPI ? Vaine incantation : on imagine mal La Haye inquiéter sérieusement celui qui vient de réduire en charpie la marine d’un État souverain. Dans la grande tradition de l’impunité américaine, ces appels resteront lettre morte, tandis que les think tanks alignés vanteront la « détermination » d’un président qui ne recule devant rien — pas même devant le cynisme le plus cru.
Bombarder une école ? Une fake news, bien sûr
Car le contexte mérite d’être rappelé. Cette opération « Epic Fury » ne se contente pas de couler des navires : des allégations persistantes évoquent un bombardement ayant coûté la vie à plus de 150 civils dans une école iranienne. Dénégations immédiates de Washington, bien entendu. Quant aux six soldats américains récemment rapatriés dans des housses mortuaires, ils ne doivent pas gâcher la fête : la guerre est un jeu, et les jeux ont leurs perdants.
L’empire et sa face obscène
Ce qui frappe dans cette séquence, c’est cette désinvolture assumée, cette capacité à réduire l’horreur à une boutade entre amis. Trump ne fait que pousser à son paroxysme une logique impériale où la vie des « autres » — Iraniens, Arabes, Musulmans — pèse décidément bien peu face au « plaisir » technologique de voir ses jouets militaires fonctionner. Les rires qui ont accueilli la saillie présidentielle en disent long sur l’état moral d’une classe politique pour qui la guerre, décidément, n’a jamais tué assez de monde pour cesser d’être amusante.
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