168 enfants iraniens morts à Minab : Trump ment pour ne pas avouer le crime américain

Le 9 mars 2026, dans le grand théâtre de la communication présidentielle, Donald Trump a offert au monde une nouvelle démonstration de son talent pour métamorphoser la réalité. Devant les journalistes réunis à la Maison-Blanche, le locataire républicain s'est livré à un numéro d'équilibriste sémantique pour expliquer comment une école de filles de Minab avait pu être pulvérisée par un missile américain sans que les États-Unis n'aient à en endosser la responsabilité. Bilan provisoire : 168 morts, dont une majorité d'enfants. Bilan diplomatique : un président américain qui découvre soudainement que ses missiles de croisière pourraient avoir une vie propre, voire une double nationalité.

mise à jour le 10/03/26

Face aux ruines fumantes d’une école iranienne et aux corps de 168 enfants, l’occupant du Bureau Ovale a choisi la stratégie du caméléon : nier l’évidence.

La conférence de presse restera dans les annales du grotesque. Interrogé sur le bombardement qui a transformé un établissement scolaire en charnier, Trump a déroulé sa nouvelle théorie : le Tomahawk, cette arme pourtant si « puissante », serait en réalité « très générique ». Comme un vulgaire produit de supermarché, il serait vendu un peu partout, accessoirement à l’Iran, ce grand collectionneur de technologies américaines que l’on sait. « L’Iran en possède aussi, ils en voudraient plus d’ailleurs », a lancé le président avec la désinvolture de celui qui annoncerait la météo. Sauf que, comme l’ont rapidement rappelé des médias, l’Iran ne possède pas, n’a jamais possédé et ne possédera probablement jamais de Tomahawk, sauf à imaginer que le Pentagone organise des soldes de printemps sur ses arsenaux les plus sensibles.

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Anatomie d’un mensonge impérial

Revenons sur les faits, cette denrée que l’administration Trump semble considérer comme optionnelle. L’école primaire de Minab n’a pas été victime d’une frappe fantôme. Dans le cadre d’une opération conjointe américano-israélienne contre des installations militaires iraniennes, un missile de croisière Tomahawk a raté sa cible – ou l’a atteinte trop largement, c’est selon – pour venir s’écraser sur un bâtiment scolaire jouxtant une base des Gardiens de la Révolution. Les enquêteurs de Bellingcat, ces gêneurs qui persistent à vérifier les faits, ont analysé les vidéos et les débris. Conclusion sans appel : le missile portait les stigmates de son origine. Des composants fabriqués par Globe Motors, sous-traitant américain spécialisé dans les systèmes de contrôle pour missiles de croisière, ont été formellement identifiés dans les décombres.

L’ironie de l’affaire ? Le Tomahawk est aussi américain que Big Mac. Développé par Raytheon (désormais RTX) à Tucson, en Arizona, propulsé par un moteur Williams International, il ne sort des chaînes de production que pour alimenter un club très fermé : États-Unis, Royaume-Uni, Australie, Pays-Bas et bientôt Japon. Aucun de ces pays n’a déclaré avoir perdu un missile lors d’une promenade de santé au-dessus du golfe Persique. Le missile n’est donc pas plus « générique » que ne le serait un jet privé offert à l’ensemble des passagers d’une compagnie low cost. Il est américain, point final.

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L’empire du déni et ses conséquences

La réaction internationale n’a pas tardé. Politico et The Daily Beast, pourtant rarement suspectés de complaisance envers Téhéran, ont qualifié les déclarations présidentielles de « sauvages » et d’« erronées ». Sur X, les analystes amateurs ont fait un travail que les services de renseignement américains auraient dû accomplir : lister les opérateurs réels du Tomahawk et constater l’absence remarquée de la République islamique. L’ancien officier des Marines Scott Ritter, qui connaît un peu le sujet pour avoir inspecté des sites d’armement en Irak, a carrément évoqué un « crime de guerre », accusant les forces américaines d’avoir utilisé du carburant excédentaire pour créer un effet thermobarique dévastateur.

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Que reste-t-il de la crédibilité américaine lorsque le commandant en chef préfère inventer un scénario de science-fiction plutôt que d’assumer les dommages collatéraux d’une opération militaire ? Trump, qui avait pourtant promis que la guerre avec l’Iran s’achèverait « très bientôt », semble au contraire l’alimenter par sa rhétorique aussi flamboyante qu’infondée. Pendant ce temps, à Minab, on continue de dégager les corps des petites filles dont le seul crime fut de se trouver trop près d’une cible américaine. Les missiles, eux, ne mentent pas. Les hommes, si.

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1 commentaire sur "168 enfants iraniens morts à Minab : Trump ment pour ne pas avouer le crime américain"

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  1. Pôvre Trmp ! Les enfants ont été massacrés, une habitude des US génocidaires et criminels contre la paix entre autres joyeusetés, par un missile Tomahawk ainsi baptisé en souvenir du génocide des autochtones américains appelés indiens, qui a été tiré depuis une plate-forme US à l’insu de la volonté desdits US et surtout de Trump le sioniste. sous la coupe des mafieux maitres chanteurs israéliens dont son « ami’ Netanyahu qui poignarde régulièrement les USA da

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