Le parallèle avec l’Opération Iraqi Freedom de 2003 s’impose avec la lourdeur d’un char M1 Abrams : mêmes objectifs affichés de « changement de régime », même arrogance messianique, même mépris souverain pour le droit international et les vies qui ne sont pas blanches. La seule différence ?
L’addition des morts n’est pas encore aussi salée qu’en Irak — mais patience, la « fureur » ne fait que commencer, et on connaît la générosité américaine quand il s’agit d’offrir la démocratie par la fenêtre du cockpit. Pendant que le bitcoin dégringole — seule véritable préoccupation des marchés — et que l’Iran se retrouve quasi déconnecté du monde avec 4% d’internet encore actif, les « démocratisateurs » de service peuvent être fiers : ils ont encore frappé un grand coup pour la civilisation. Une civilisation qui ressemble furieusement à un champ de ruines parfumé au pétrole.
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