Selon l’analyse à chaud du journaliste Romain Migus, cette opération barbare constitue l’application crue de la doctrine de sécurité nationale de Donald Trump, laquelle considère l’Amérique latine et ses richesses comme un « arrière-cour » stratégique. Loin d’être une opération isolée, cet enlèvement ciblé est un message glaçant adressé aux peuples souverains de la région et à leurs partenaires, notamment la Chine, dont les investissements sont directement menacés.
Si les gouvernements alignés sur Washington, de l’Argentine de Javier Milei à l’Équateur de Daniel Noboa, ont salué cette politique de la canonnière, les résistances s’organisent. Le Brésil de Lula et la Colombie de Gustavo Petro ont condamné cette violation du droit international, tandis que les structures du pouvoir bolivarien, désormais assurées par la vice-présidente Delcy Rodriguez, appellent à la résistance. Le Venezuela, militairement préparé et maillé par des milices citoyennes, se tient prêt à une invasion, même si Washington, avec son « trophée » en cage, pourrait se contenter de cette démonstration de force.
Inutile de trop conjecturer. Certes, il est risible de rhabiller trump de neuf pour le printemps. Les élucubrations et déclarations tonitruantes du cow boy, catcheur, comédien, violeur et homme de parole respectueux du droit international commencent à prendre du plomb dans l’aile. Il se confirme que Maduro a été trahi par les siens moyennant monnaie. Une conspiration lucrative.