Justice

AFO : Deux ans de prison ferme pour six militants d’un groupe terroriste antimusulman

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict, le 30 septembre, dans l’affaire du groupuscule d’ultradroite Action des Forces Opérationnelles (AFO). Six de ses membres, âgés de 39 à 76 ans, ont été condamnés à deux ans d’emprisonnement ferme pour « association de malfaiteurs terroriste ». Ils purgeront leur peine à domicile sous le régime de la surveillance électronique. Ce jugement intervient dans un climat où les actes antimusulmans ont enregistré une hausse de 75 % sur les cinq premiers mois de l’année 2025, selon les chiffres officiels.

mise à jour le 06/10/25

Alors que les actes antimusulmans explosent, la justice se penche sur des projets d’une violence inouïe.

L’idéologie et la structure de l’AFO

Fondée en 2017 par Guy Sibra, un ancien policier de 72 ans, l’AFO s’était constituée en organisation clandestine, mue par la crainte d’une « islamisation de la France ». Imprégnés de théories comme celle du « grand remplacement », ses adhérents adossaient à un survivalisme assumé une vision accélérationniste du conflit, amalgamant systématiquement islam et terrorisme jihadiste.

Structuré de façon hiérarchique, le groupe recrutait principalement dans les milieux militaires ou paramilitaires. Ses membres opéraient sous des pseudonymes évocateurs – « Phénix », « Attila », « Richelieu » – et se livraient à des entraînements physiques.


Démantèlement et projets terroristes

Infiltrée par un agent de la DGSI, l’organisation a été démantelée en 2018. Des perquisitions ont permis la saisie d’armes à feu et de plusieurs milliers de munitions. Selon les investigations, l’AFO préparait activement ses membres à un « conflit avec la communauté musulmane ».

Les débats ont exposé la froide détermination des accusés. Leurs projets, qualifiés de « concrets » par la juge antiterroriste, incluaient l’assassinat de 200 imams, des attaques à l’explosif contre des mosquées, l’empoisonnement de produits halal dans les supermarchés – une opération qui devait être menée par des femmes déguisées en niqab –, ou encore des lancers de grenades sur des « voitures d’Arabes ». Le rappeur Médine et Tariq Ramadan figuraient aussi parmi leurs cibles symboliques.

Le déroulement du procès et les condamnations

Sur les seize individus jugés, douze ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs terroriste. Parmi les condamnés les plus impliqués figurent Guy Sibra, reconnu comme l’instigateur de la dérive terroriste du groupe ; Bernard Sorel (76 ans), chef de la cellule Île-de-France, impliqué dans la préparation d’explosifs ; Daniel Raimbault (39 ans), un ancien soldat recruté pour son expertise en explosifs, notamment la fabrication de TATP (triacétone triperoxyde) ; et Frank G. (57 ans), un ancien diplomate qui a mis à profit son carnet d’adresses pour recruter des partisans violents.

D’autres prévenus ont écopé de peines plus clémentes : un an de prison ferme pour l’un, des peines avec sursis pour cinq autres, dont trois femmes. Tous les condamnés seront inscrits au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions terroristes (Fijait).



Un verdict aux résonances sociétales

En prononçant la sentence, le juge a adressé un réquisitoire cinglant aux prévenus : « En projetant des opérations de représailles contre les musulmans en cas d’attentat et en réalisant des actes préparatoires à des actions violentes, vous êtes tombés dans le piège du terrorisme en répondant à la terreur par la terreur. » Il a ajouté qu’ils avaient cédé « à la colère, à la peur, à la haine ».

Ce procès a suscité de vives réactions, notamment sur les réseaux sociaux où des internautes et certaines personnalités, comme le député LFI Thomas Portes, ont dénoncé un « silence radio » médiatique autour des agissements terroristes de l’extrême droite. Des associations, telles que la Ligue des droits de l’Homme, ont été admises comme parties civiles.

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1 commentaire sur "AFO : Deux ans de prison ferme pour six militants d’un groupe terroriste antimusulman"

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  1. Fichtre. La justice française punitive fait montre de dureté à l’égard des militants anti-musulmans. Cette justice est autrement plus laxiste quand lesdits musulmans assassinent, égorgent, décapitent, tabassent, molestent, violent du bon Français de France, brûlent vives des jeunes femmes. Ce hors considération du commerce de la drogue de leurs guerres de gangs et des destructions massives qu’engendre leur imbécilité congénitale culturelle. Il est vrai que ces musulmans n’ont pas les Codes appropriés.

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