Le grand jeu sans fin
Youssef Hindi rappelle qu’aucun empire n’est éternel. Pourtant, les États-Unis, convaincus d’incarner la « fin de l’Histoire », ont cru leur hégémonie perpétuelle. Cette naïveté, teintée d’une illusion de mission divine, les a conduits à une frénésie guerrière et à une expansion sans limites, surestimant leur force face à des adversaires qu’ils pensaient avoir annihilés. Leur erreur fut de confondre l’effondrement de l’URSS avec la disparition définitive de la Russie en tant que puissance civilisationnelle.
Un partage du monde imposé
Aujourd’hui, le monde multipolaire n’est plus une option mais un fait. La résilience russe et la montée en puissance de la Chine contraignent Washington à une négociation qu’il refuse viscéralement. Youssef Hindi y voit les prémices d’un nouveau « partage du monde », un Yalta du XXIe siècle, mais imposé par ses rivaux et non consenti. L’enjeu des discussions actuelles n’est donc pas la paix, mais la définition brutale de nouvelles zones d’influence, où l’Europe, vassalisée, risque une fois encore d’être la grande sacrifiée des ambitions impériales.
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