Entre sarcasme et désespoir, l’agriculteur balance son coup de gueule : fermetures d’usines, chômage en cascade, importations non tracées… « On pète tout par idéologie », lance-t-il, exaspéré. La faute aux écologistes, rien à voir avec de bas calculs de profits. Un constat brutal pour une profession sacrifiée, où la colère le dispute à l’amertume. La betterave française ? « Vous allez vous démerder », lâche-t-il, avant de couper.
Selon la Coordination rurale et Bruno Cardot, seules la rentabilité et la compétitivité d’une ferme permettent d’investir dans les transitions nécessaires face au changement climatique (le revoilà !). « Qui paye les transitions voulues par les Français tout en consacrant de moins en moins d’argent pour le “caddie” ? » Le coup de gueule de Bruno Cardot contre les importations de Macron de produits pollués par l’acétamipride s’adresse tout autant aux consommateurs, lesquels non seulement ne veulent pas de pesticides dans leur assiette, mais renâclent à remplir leurs caddies par pure mauvaise volonté.
Quels plans sociaux? Mais je crois rêver! Cela doit ressembler au changement climatique, à la sècheresse, aux pluies trop abondantes, au froid en hiver et à la chaleur en été, au trou dans la couche d’ozone, aux punaises de matelas dans les tunnels « désaffectés » du métro.