C’était censé n’être qu’un “avertissement”. Résultat : l’Iran est furieux, les États-Unis visent large, et Trump, fidèle à lui-même, change d’avis comme de cravate.
Ce week-end, le monde a eu droit à un épisode explosif du feuilleton géopolitique made in USA. Dans la nuit de samedi à dimanche, des bombardiers stratégiques B-2 américains ont frappé trois sites nucléaires iraniens. Une opération musclée, censée dissuader l’Iran de s’approcher trop près de la ligne rouge. Spoiler alert : ça n’a pas marché.
Téhéran, évidemment, n’a pas applaudi. Bien au contraire. Ali Akbar Velayati, conseiller très proche de l’ayatollah Khamenei, a averti que les bases militaires américaines dans la région étaient désormais des « cibles légitimes ». Ambiance de guerre froide sous 40°C.
Trump, toujours égal à lui-même : imprévisible et stratégiquement incohérent
Mais le clou du spectacle, c’est encore une fois Donald Trump. Car si son administration jurait il y a peu qu’il n’était pas question de changement de régime à Téhéran, par les déclarations de J. D. Vance, le président a dégainé son arme favorite : le retournement de veste en direct. Et pas n’importe comment :
Trump, comme à son habitude, est passé de “il n’y aura pas de changement de régime” à “il y aura peut-être un changement de régime”, et ce en quelques heures.
America: Can we get mass deportations?
Trump: Best I can do is regime change in Iran. pic.twitter.com/b0MX3rIFD8
— Leonarda Jonie (@leonardaisfunE) June 22, 2025
Oui, quelques heures ont suffi pour que l’homme qui promettait « l’Amérique d’abord » redevienne le shérif du monde libre. Il a même suggéré que si les mollahs ne sont pas capables de « rendre à l’Iran sa grandeur » (tiens, ça ne vous rappelle rien ?), alors peut-être qu’un petit changement de leadership serait le bienvenu. De là à rejouer le script de l’Irak version 2003, il n’y a qu’un missile.
MAGA se fissure : même les trumpistes n’en peuvent plus
Pendant ce temps, l’électorat conservateur commence sérieusement à grincer des dents. Les figures du camp MAGA, d’habitude fidèles au poste, multiplient les critiques. De Tucker Carlson à Sohrab Ahmari, en passant par des influenceurs naguère trumpistes, les voix s’élèvent contre cette soumission apparente aux intérêts israéliens. Certains comparent déjà cette virée guerrière à un reboot mal inspiré de l’ère George W. Bush.
Trump, qui se voulait le champion du non-interventionnisme, est désormais accusé d’avoir sacrifié cette posture pour séduire Tel-Aviv. Résultat : ses soutiens d’hier se retournent contre lui, accusant le président de rallumer des conflits dont les Américains n’ont plus envie.
Guerre Iran-Israël : le chaos mondial version 2025
Dans ce climat explosif, les États-Unis appellent leurs ressortissants à la « vigilance maximale ». Comprendre : préparez vos valises ou planquez vos passeports. L’Iran promet une riposte. Israël applaudit en coulisse devant sa télé avec chips/coca. Et le monde entier retient son souffle.
Rien n’est sûr, sauf une chose : Trump continue d’improviser et on s’attend demain à ce qu’il déclare vouloir la paix… ou la guerre… qui sait ?
Dernière minute : Après que Donald Trump a laissé entendre qu’une révolte populaire en Iran pourrait mener à un changement de régime — une petite phrase lâchée comme on jette une allumette sur un baril de poudre — la Maison Blanche a tenté de rattraper le tir. Caroline Leavitt, sa porte-parole, a expliqué qu’il ne s’agissait que d’une “question rhétorique”. Autrement dit : Trump ne prônait pas vraiment un renversement de régime… il soulevait juste une idée explosive, comme ça, pour réfléchir. Un simple exercice de pensée, sans conséquences, évidemment.
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