Une opération de chargement qui aurait pu passer inaperçue a été stoppée net par les dockers du port de Marseille-Fos. En cause : un conteneur rempli de matériel militaire, à destination d’Israël.
Selon les informations communiquées par le Syndicat Général CGT des Ouvriers Dockers et des Personnels Portuaires du Golfe de Fos, il s’agissait précisément de 19 palettes de maillons d’armes lourdes, fabriqués par la société marseillaise Eurolink. Ces maillons servent de pièces détachées pour des fusils mitrailleurs utilisés par l’armée israélienne.
Refus catégorique : « Nous ne serons pas complices »
Informés par des réseaux militants et des sources internes, les dockers ont rapidement identifié le conteneur suspect. Une fois localisé, celui-ci a été isolé pour éviter son embarquement prévu vers le port d’Haïfa, en Israël.
Dans un communiqué officiel, le syndicat déclare :
« Nous ne participerons pas au génocide en cours orchestré par le gouvernement israélien. »
Les travailleurs portuaires dénoncent une tentative d’utilisation du port de Marseille-Fos comme plateforme logistique militaire, et appellent à ce qu’il ne soit en aucun cas impliqué dans la livraison de matériel de guerre, notamment dans le contexte actuel du conflit israélo-palestinien.
Une position pacifiste et solidaire
Le syndicat rappelle sa position claire : refus de toute implication dans des conflits armés, solidarité avec les peuples opprimés, et engagement en faveur de la paix.
« Nous condamnons toutes les guerres, tous les déplacements de population, toutes les politiques qui sèment la mort et la misère », peut-on lire dans le communiqué.
Les dockers appellent également à une prise de conscience collective, interpellant leurs employeurs et les autorités portuaires pour éviter que ce genre de chargement se reproduise.
Un acte militant dans un port stratégique
Le port de Marseille-Fos est l’un des poumons logistiques de la Méditerranée. Son rôle stratégique dans le transit de marchandises en fait un point de vigilance essentiel pour les mouvements syndicaux et les organisations solidaires.
Ce refus d’embarquement s’inscrit dans une longue tradition d’action des dockers français, notamment lorsqu’il s’agit de ne pas être associés à des opérations militaires ou à des régimes jugés oppressifs.

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