Un contrôle judiciaire aux allures de punition politique
Arrêté en août 2024 lors d’une escale au Bourget, Pavel Durov est sous le coup d’accusations lourdes : blanchiment, hébergement de contenus illicites, et surtout… refus de plier devant les injonctions françaises. Libéré sous caution de 5 millions d’euros, il reste soumis à un contrôle strict. Une exception avait été accordée pour Dubaï en mars 2025, mais Washington, visiblement, est une destination trop sensible pour les autorités hexagonales.
Telegram dans le viseur : quand la justice sert la realpolitik
Cette interdiction survient dans un contexte tendu. Le 18 mai, Durov a accusé la DGSE d’avoir exigé la censure de chaînes conservatrices roumaines avant l’élection présidentielle. Le Quai d’Orsay dément, mais Moscou s’en mêle, dénonçant une « ingérence flagrante ». Coïncidence ? Difficile de croire que le refus de ce voyage professionnel soit dénué de calcul politique.
La France, championne de l’anti-innovation ?
Alors que les États-Unis et Dubaï accueillent à bras ouverts les disrupteurs, la France semble préférer les assignations à résidence. En bloquant Pavel Durov, elle envoie un message glaçant : sur son sol, la tech reste sous surveillance. Une stratégie qui pourrait bien se retourner contre elle, alors que Telegram compte déjà plus de 900 millions d’utilisateurs… et zéro siège social en Europe.
C’est pénible, vous ne voulez pas arrêter avec le terme « glaçant » dans toutes vos présentations ?
Pourquoi pas à pleurer, à gerber, dégueulasse ou à chier ? Ou même rien !