Santé

Mondialisation : L’OMS et Bill Gates mettent la main sur notre santé

L'ombre du Pfizergate n'a pas empêché l'accord mondial de l'OMS sur la prévention, la préparation et la riposte aux pandémies, adopté sans vote, mardi 20 mai 2025. Alors, on recommence les SMS, les privations de liberté, la destruction économique, humaine, comme en 2020 ?

mise à jour le 22/05/25

Un nouvel accord mondial, les mêmes acteurs… et vous dans le rôle du cobaye.

Les détails de l’accord de l’OMS doivent encore être négociés d’ici à mai 2026. Il sera ensuite ratifié par 60 États pour entrer vigueur.

Le prix de la corruption

Le Prix de l’OMS pour la santé mondiale a récompensé Brian Greenwood et Awa Marie Coll Seck non pour leur intégrité scientifique ou une quelconque découverte, mais pour leur aide à l’industrie pharmaceutique. Les deux chercheurs ont été financés par la Fondation Bill & Melinda Gates, Greenwood pour ses recherches sur la malaria et Awa Marie Coll-Seck pour sa collaboration à Gavi et Covax. Le premier a collaboré avec GlaxoSmithKline, entre autres laboratoires. Trente années de recherches ont abouti au Mosquirix, de GSK bien entendu. Brian Greenwood en est le père : « Ce vaccin imparfait sera toujours mieux qu’aucun vaccin, mais notre étude prouve l’importance de continuer à financer la recherche, notamment sur ces traitements préventifs. » Le Pr Awa Marie Coll-Seck a été deux fois ministre chargée de la Santé au Sénégal (2001-2003 et 2012-2017). Le laboratoire allemand BioNTech va installer des sites de production de vaccins à ARN messager au Sénégal…

Budget en recul

Le désengagement des États-Unis a réduit de 22 % le budget de l’OMS qui passe de 5,3 milliards de dollars à 4,267 milliards. La Fondation Bill & Melinda Gates et ses émanations Gavi, Covax, Cepi est ainsi le plus gros soutien financier de l’OMS après l’Allemagne. Ajoutons que, pour des motivations purement philanthropiques, la Fondation Bill & Melinda Gates investit massivement dans l’industrie pharmaceutique.

Planifier les pandémies

« Bien que la situation actuelle soit difficile, elle ne devrait surprendre aucun d’entre nous. C’est une situation qui se prépare depuis de nombreuses années et que nous avons vue venir », a avoué très tranquillement Tedros Adhanom Ghebreyesus.

L’OMS, voit les menaces sanitaires s’accumuler : poliomyélite, rougeole, flambées de maladies chroniques ou transmises par les animaux. Une grande clairvoyance partagée par Bill Gates : déjà, en 2019, plus de deux mois avant l’apparition du virus à Wuhan, la société BioNTech, qui a produit le vaccin distribué par Pfizer contre la Covid-19, avait annoncé un accord avec la Fondation Bill & Melinda Gates pour plus de 55 millions de dollars.

Faut-il mobiliser l’OMS pour si peu ? Il semble que oui.

Selon l’OMS, les pays doivent prendre des mesures pour assurer « un accroissement rapide de la production mondiale de produits de santé liés aux pandémies ». Le message a bien été entendu par l’industrie pharmaceutique. À peine l’accord de l’OMS sur les pandémies a-t-il été annoncé que l’action BioNTech a remonté. Ô miracle ! le même jour, les actions Pfizer ont également grimpé. De même les actions Johnson & Johnson, Roche, Novartis, etc.

« Nous sommes en guerre »

Le ministre de la Santé américain Robert Kennedy JR a accusé l’OMS d’avoir « collaboré avec la Chine pour promouvoir la fiction selon laquelle la Covid provenait de chauves-souris ou de pangolins plutôt que de recherches financées par le gouvernement chinois dans un laboratoire biologique de Wuhan ».
Devant le Sénat, l’ancien ministre de la Santé François Braun avait qualifié le Mpox (« variole du singe ») d’arme bactériologique.
Au lieu d’éviter des pandémies, il semble que l’OMS en ait élargi la définition pour les multiplier. Une maladie bénigne, mais très répandue, peut-elle être vraiment considérée comme une pandémie et faire peur ? Il semble que oui : rappelons-nous le « Nous sommes en guerre » d’Emmanuel Macron. Ainsi le taux de létalité de la covid-19 est de 0,0003 % pour les moins de 19 ans et, s’élève à 0,506 % de 60 à 69 ans. Le taux de létalité de la Mpox est inférieur à 1% dans le cas de la souche ouest-africaine responsable de l’épidémie mondiale (215 cas en France en 2024).



Partage de virus : pour une guerre bactériologique ?

L’accord de l’OMS sur les pandémies prévoit une meilleure coopération scientifique en cas de découverte d’un agent pathogène à potentiel pandémique.
Les laboratoires d’armes biologiques en Ukraine ont été dénoncés par la Russie. Selon Libération, qu’on ne peut qualifier de russophile, les Etats-Unis auraient collaboré avec 26 sites ukrainiens, et fourniraient « un soutien matériel direct » à six d’entre eux, pour « protéger » la population de menaces biologiques.

Perte de souveraineté des États

Le chef de l’OMS s’est prononcé contre la « désinformation sur les réseaux sociaux et dans les médias grand public » qui a faussement allégué qu’un nouvel accord mondial sur la pandémie permettrait à l’OMS de passer outre la souveraineté nationale concernant une future épidémie. Et pourtant, l’OMS précise qu’un des principes généraux du droit international veut qu’une fois qu’un instrument juridique international est en vigueur, il ait force obligatoire pour ses parties, qui doivent remplir en toute « bonne foi » les obligations qui en découlent.
Mais c’est pour notre bien.

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