Messageries cryptées vs. État français : Le clash qui menace nos libertés – Momotchi

La France veut forcer Telegram et Signal à installer des portes dérobées pour accéder aux messages chiffrés. Face à cette exigence, les deux géants menacent de quitter le territoire.

mise à jour le 01/05/25

L’État veut lire vos messages privés… Les géants du chiffrement refusent (pour l’instant).

Le préfet de police Laurent Nuñez réclame un accès aux communications cryptées, invoquant la lutte contre le crime organisé. Mais Pavel Durov, patron de Telegram, et Signal, refusent de compromettre la sécurité de leurs utilisateurs, brandissant la menace d’un départ.

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Un débat explosif qui oppose protection nationale et droit à la vie privée, tandis que l’Europe semble s’enliser dans une surveillance généralisée. La question reste : jusqu’où l’État peut-il aller sans sacrifier nos libertés fondamentales ?

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Communiqué de Telegram – 29 avril 2025

Le mois dernier, la France a failli interdire le chiffrement des applications de messagerie.

Une proposition de loi imposant aux applications de messagerie d’intégrer une porte dérobée — pour permettre à la police d’accéder aux messages privés — a été adoptée par le Sénat. Heureusement, l’Assemblée nationale l’a rejetée. Mais le débat est loin d’être clos : ce mois-ci, le préfet de police de Paris en a de nouveau défendu cette idée.

Les députés de l’Assemblée nationale ont eu la sagesse de rejeter une loi qui aurait fait de la France le premier pays au monde à priver ses citoyens de leur droit à la vie privée. Même des régimes autoritaires n’ont jamais interdit le chiffrement.

Pourquoi ? Parce qu’il est techniquement impossible de garantir que seule la police puisse accéder à une porte dérobée. Une fois introduite, une telle porte peut être exploitée par d’autres — agents étrangers, hackers, etc. Résultat : les messages privés de tous les citoyens, même ceux qui respectent la loi, risquent d’être compromis.

Destinée à lutter contre le trafic de drogue, cette loi n’aurait de toute façon pas aidé à combattre la criminalité. Si les principales messageries chiffrées devenaient vulnérables, les criminels se tourneraient simplement vers des dizaines d’autres applications, plus petites et plus opaques — tout en utilisant des VPN pour brouiller les pistes.

C’est pourquoi Telegram a toujours été clair : nous préférons quitter un pays plutôt que de compromettre la sécurité de nos utilisateurs en installant des portes dérobées. Nous ne troquons pas la vie privée contre des parts de marché.

Depuis 12 ans, Telegram n’a jamais divulgué le moindre message privé. Conformément au Digital Services Act de l’UE, Telegram ne transmet que les adresses IP et numéros de téléphone des suspects — jamais les messages — et uniquement sur présentation d’une décision judiciaire valide.

Le mois dernier, la liberté a triomphé. Mais cela nous rappelle que nous devons continuer à expliquer aux décideurs que le chiffrement n’est pas conçu pour protéger les criminels — il protège la vie privée et la sécurité des gens ordinaires. Perdre cette protection serait tragique.

La bataille est loin d’être terminée. Ce mois-ci, la Commission européenne a présenté une nouvelle proposition visant à affaiblir le chiffrement à l’échelle du continent. Chaque jour, nos libertés sont mises à l’épreuve — et chaque jour nous devons les défendre.



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3 commentaires sur "Messageries cryptées vs. État français : Le clash qui menace nos libertés – Momotchi"

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  1. Bonjour et merci Clémence et Momotchi. de faire savoir que la police de la pensée et de communiquer.
    Il est est de même dans tout le domaines aujourd’hui.
    Tout ce qui se met en place, en accéléré, par la technique  » Omnibus » par l’U.E. n’est guère mieux.
    Il me paraît tout aussi important d’informer vos auditeurs/triceps de ce que sont les directives Omnibus et tout ce qu’elles impliquent.

  2. 🔥 PROPOSITION NATIONALE — SAUVER LA LIBERTÉ NUMÉRIQUE 🔥
    Titre de la mesure
    Immunité numérique : inviolabilité du chiffrement et souveraineté digitale

    Contexte
    L’État français tente aujourd’hui de briser le chiffrement des communications sous prétexte de lutte contre le crime. En vérité, il cherche à lire vos messages, à traquer votre intimité, à transformer chaque citoyen en suspect par défaut. Après la santé, la surveillance. Après le QR Code, la censure numérique.

    Objectifs
    Défendre la vie privée comme droit absolu.

    Garantir le droit à l’usage de messageries chiffrées sans entrave.

    Réduire à néant les velléités de contrôle de l’État numérique.

    Créer une souveraineté technologique française libérée de Big Tech et des bureaucraties européennes.

    🛡️ MESURES PHARES
    1. Constitutionnalisation du droit au chiffrement
    Ajout explicite à la Constitution française : « Le droit au chiffrement privé et inviolable des communications est inaliénable. »

    Interdiction légale de toute porte dérobée dans un logiciel ou un protocole de communication.

    2. Loi d’interdiction du backdoor
    Toute tentative législative ou réglementaire de forcer une entreprise à créer une porte dérobée sera déclarée anticonstitutionnelle.

    Peine prévue pour les agents publics ayant soutenu ou tenté d’imposer un accès furtif aux communications privées : révocation immédiate et interdiction de toute fonction publique à vie.

    3. Protection des applications de messagerie chiffrée
    Protection juridique renforcée pour les applications telles que Telegram, Signal, Threema, etc.

    Interdiction pour l’ARCOM ou tout organisme d’exiger un accès aux serveurs, une rétro-ingénierie, ou la remise des clés de chiffrement.

    4. Création d’une infrastructure souveraine de chiffrement libre
    Lancement d’une messagerie souveraine française, open source, chiffrée de bout en bout, indépendante des GAFAM, financée mais non contrôlée par l’État.

    Soutien public à l’hébergement décentralisé (IPFS, Matrix, Mastodon…) pour protéger les données des citoyens.

    5. Fin du partenariat État-GAFAM
    Rupture des accords entre l’administration française et les plateformes américaines de données (Microsoft, Google, Amazon Web Services…).

    Hébergement obligatoire de toutes les données gouvernementales sur des serveurs souverains et sécurisés, basés en France.

    6. Suppression de la surveillance algorithmique généralisée
    Démantèlement des systèmes de surveillance prédictive, de notation sociale ou d’analyse comportementale via les métadonnées.

    Interdiction du croisement automatisé des bases de données administratives à des fins de profilage des citoyens.

    7. Création d’un Haut-Commissariat à la Liberté Numérique
    Organisme indépendant chargé de protéger activement les droits numériques des citoyens contre les intrusions de l’État et des multinationales.

    Saisine directe possible par tout citoyen en cas de violation de sa vie numérique.

    ⚔️ Lame Insoumise affirme :
    Notre liberté n’est pas négociable. Notre vie privée n’est pas une faveur. Quiconque tente de l’arracher s’expose à la lame.

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