Politique

Polémique à Marseille : LFI déclare la guerre à Notre-Dame de la Garde

"On préfère sauver des pierres plutôt que des gens" : la formule, choc mais simpliste, résume la position des élus LFI marseillais. Dans un communiqué virulent, ils dénoncent les 1,7 million d’euros de fonds publics alloués à la rénovation de Notre-Dame de la Garde, qualifiant cette dépense de "gaspillage" en période de crise sociale. Pourtant, derrière cette indignation vertueuse se cache une vision étriquée du patrimoine... et quelques contradictions bien gênantes.

mise à jour le 11/04/25

Une polémique qui révèle surtout les contradictions d’un parti qui, au nom de la laïcité, oublie la défense du patrimoine.

Un monument, mille symboles

Face à ces critiques, les défenseurs du projet rappellent l’évidence : Notre-Dame de la Garde n’est pas qu’un lieu de culte. Symbole historique, attraction touristique majeure, emblème de Marseille, la basilique dépasse largement sa dimension religieuse. Renaud Muselier (LR), président de la région PACA, parle même d’un « devoir de mémoire ». Quant à Martine Vassal, elle assène : « En attaquant la Bonne Mère, c’est tous les Marseillais que vous visez. »

Le double standard des Insoumis

Sur les réseaux sociaux, la polémique a rapidement dérapé. Des internautes ont rappelé que LFI n’avait pas montré la même rigueur lorsque des subventions publiques finançaient des centres culturels musulmans. « LFI refuse Notre-Dame mais accepte les mosquées », résume un internaute moqueur. Une accusation qui met en lumière le caractère sélectif de leur indignation.

Le flou juridique de LFI

Pour justifier leur opposition, les Insoumis invoquent la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État… avant de se référer à un texte de 1942, signé sous Vichy. Un argument boiteux, rapidement contré par la mairie, qui souligne que les fonds servent avant tout à sécuriser un site fréquenté par des milliers de visiteurs chaque année.



Et Rachida Dati dans tout ça ?

La ministre de la Culture a proposé un compromis : classer la basilique aux monuments historiques, ce qui mettrait fin aux querelles sur son financement. Mais le diocèse, prudent, préfère prendre son temps. Une sagesse qui contraste avec les emportements de LFI.

LFI, le parti qui ne comprend pas Marseille

En s’attaquant à un monument cher aux Marseillais, LFI croit défendre la justice sociale. En réalité, elle ne fait que révéler son méconnaissance d’une ville où patrimoine et vivre-ensemble ne s’opposent pas. Dommage pour un mouvement qui se veut « insoumis », mais qui ressemble de plus en plus à un donneur de leçons hors-sol.

Chères lectrices, chers lecteurs,

Soyez acteur du changement en soutenant un journalisme véritablement indépendant et de qualité en vous abonnant à notre média financé par les dons de personnes comme vous.

Accédez à des contenus exclusifs
et soutenez notre indépendance

Abonnez-vous

partagez cet article !

Pas encore de commentaire sur "Polémique à Marseille : LFI déclare la guerre à Notre-Dame de la Garde"

Laisser un commentaire

Newsletter

La Boutique du 4-4-2

Politique

Accédez à des contenus exclusifs et soutenez notre indépendance

Abonnez-vous

Accédez à des contenus exclusifs et soutenez notre indépendance

Abonnez-vous

Accédez à des contenus exclusifs et soutenez notre indépendance

Abonnez-vous