Les Houthis, qui appartiennent à une branche de l’islam chiite appelée le zaydisme, se sont opposés au gouvernement yéménite pro-américain dès leur création au début des années 90. En 2014, ils se sont alliés à l’ancien président Ali Abdallah Saleh contre son successeur, le président Mansour Hadi. Cette alliance a permis aux Houthis de s’emparer de la capitale Sanaa en 2015, divisant ainsi le pays en deux entités distinctes.
La guerre au Yémen est souvent qualifiée de « guerre par procuration » entre l’Iran, qui soutient les Houthis, et une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite, qui soutient le gouvernement d’Aden. Les Houthis, avec plus de 200 000 combattants, tirent leur force de leur appartenance à « l’axe de la résistance » mené par l’Iran contre Israël et les États-Unis. Leur devise, inspirée par l’Iran, est « Dieu est grand, mort aux États-Unis, mort à Israël, maudits soient les juifs et victoire à l’islam ».
Les attaques des Houthis en mer Rouge visent à obtenir un cessez-le-feu à Gaza en réponse à l’offensive israélienne. Leur première attaque remonte au 19 novembre 2023, lorsqu’ils se sont emparés du « Galaxy Leader », un navire commercial transportant des voitures. Ces opérations ont des conséquences économiques importantes, notamment pour l’économie israélienne, et ont suscité un élan de sympathie au-delà des frontières du Yémen.
Le 26 septembre, le chef du groupe Ansar Allah (« les Houthis »), Abdulmalik Al-Houthi, a déclaré que la mer Rouge, la mer d’Arabie et le golfe d’Aden sont désormais des zones totalement interdites pour Israël et les États-Unis. Il a confirmé que le front yéménite reste solidaire avec la Palestine et le Liban, et a insisté sur le fait que tant que l’agression contre Gaza continuera, « tous les fronts de soutien resteront actifs » et qu’ils ne ménageront aucun effort pour soutenir Gaza, le Liban et le Hezbollah.
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