Le Burkina Faso, quatrième producteur d’or du continent africain, dispose d’un sous-sol riche en minerais tels que le manganèse, le nickel, le phosphate, le fer, le graphite, le plomb, la pyrite et l’antimoine. Cependant, certains pays occidentaux refusent de vendre des équipements militaires au Burkina Faso et empêchent même la livraison d’équipements déjà achetés par le pays auprès d’autres nations. Ces mêmes pays exploitent pourtant les ressources minières du Burkina Faso grâce à des licences d’exploitation.
CHAIR DE POULE!!!
“Certaines puissances ont refusé de nous vendre des équipements, ont bloqué les équipements que nous avons achetés dans certains pays, parce qu’ils ont la licence de certains composants. Et ses puissances exploitent des minerais au Burkina Faso.
Je le dis… pic.twitter.com/3pBjoRfauD
— Nathalie Yamb (@Nath_Yamb) July 11, 2024
Face à cette situation, Ibrahim Traoré a lancé un avertissement aux sociétés occidentales concernées. « Je le dis haut et fort, cette exploitation va cesser. Nous allons retirer les licences d’exploitation de ces sociétés dans notre pays », a-t-il martelé. Il a également insisté sur le fait que ces pays ne pourront pas continuer à exploiter les ressources du Burkina Faso tout en refusant de collaborer sur le plan militaire.
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont créé la Confédération des États du Sahel le 7 juillet dernier, dans le but de refuser « la mainmise des puissances étrangères ». Ces trois pays ont rompu leurs liens avec la France, ancienne puissance coloniale, et ont annoncé leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), qu’ils accusent de faire le jeu des puissances occidentales. La Cédéao avait imposé des sanctions au Niger et menacé d’intervenir militairement après le renversement du président Mohammed Bazoum par les militaires.
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