Bienvenue dans le Coronacircus, où les tunnels de désinfection désinfectaient tout… sauf la crédulité des clients, ravis de se frotter à des brumisateurs comme à une attraction foraine. Où les masques à ouverture automatique permettaient de manger « en sécurité », où les plages dynamiques interdisaient de s’asseoir, sous l’œil vigilant de bénévoles transformés en gardiens de camp de vacances.
Et n’oublions pas les familles coupant leur bûche de Noël en deux, de peur que papi, malgré deux ans de confinement, ne leur refile un microbe en dessert. Chaque consigne, plus surréaliste que la précédente, fut appliquée avec le sérieux d’un dogme religieux.
Les collabos, eux, ont brillé : retraités bénévoles pour contrôler les pass, policiers zélés verbalisant les promeneurs solitaires, entreprises équipant leurs salariés de badges vibrants pour éviter qu’ils soient trop proches. La France, en 2020, aura prouvé qu’elle pouvait troquer sa devise contre un slogan bien plus moderne : « Obéissez, c’est pour votre bien. »
Grâce au travail d’archivage de Ni Oubli Ni Pardon, ce zapping rappelle une vérité glaçante : le pire des totalitarismes est toujours celui qu’on accepte avec le sourire. Alors, prêt pour la prochaine saison du Coronacircus ? Les places sont déjà réservées… et les moutons, toujours aussi nombreux.
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