Le témoignage de l’éleveur Sébastien Durand est un réquisitoire accablant contre une administration aveugle. Les bêtes, vaccinées il y a quinze jours contre la dermatose nodulaire contagieuse – une maladie non transmissible à l’homme – ont été liquidées au nom d’un classement sanitaire que la France elle-même a instrumentalisé en 2016 pour protéger son territoire d’importations des Balkans où la dermatose était apparue. Aujourd’hui prisonnier volontaire de sa propre réglementation protectrice, l’État détruit l’élevage français par l’abattage total, sans tenir compte de la vaccination du bétail ni des traitements existants, anéantissant ainsi des décennies de sélection génétique et des races locales rares.
Pendant ce temps, les accords de libre-échange comme le Mercosur se signent, promettant l’importation de viandes aux normes incertaines. Face à ce mur bureaucratique, les actions radicales, menées « à contrecœur », ne sont plus, selon Sébastien Durand, que des « cris de désespoir » d’une passion sacrifiée sur l’autel d’une raison d’État devenue folle.
« Paysan … » vendu ! Allez-y, vaccinez !!!