Une première depuis 33 ans : aucun film français dans le top 10 des plus visionnés au cinéma

Art, Cinéma, Faits-divers

mise à jour le 29/12/22

A voir le cinéma et son industrie à l'agonie dans cette fin de vie, le Pr Choron aurait certainement répondu : « Qu'il crève ! »

Le cinéma est mort et c’est une très bonne nouvelle. Les Français — contrairement à ce que disent les médias mainstream — ne boudent pas les salles de cinéma, ni même le cinéma, ils boudent les navets français avec leurs acteurs François Cluzet, Jean-Paul Rouve, Karin Viard qui insultent les petites gens à défaut de jouer dans de bons films.


Mais surtout le petit peuple n’en peut plus de voir les mêmes films avec les mêmes acteurs, les mêmes blagues vaseuses, avec cette ligne directrice idéologiquement à gauche où l’on doit se coltiner la bienpensance woke où l’antiracisme exacerbé énerve à tel point que le film « Qu’est-ce qu’on a tous fait au Bon Dieu ? » arrive en 11e place. Résultat des courses, aucun film français n’apparaît parmi les dix longs métrages les plus vus de l’année 2022 en France, du jamais vu depuis 1989. Au lieu d’avaler une fausse image de la réalité, les spectateurs préfèrent le rêve américain et les super héros musclés des grosses productions.

Mais le fond du fond du problème nous est expliqué par le réalisateur Laurent Firode qui dépeint les coulisses du cinéma : « Vous avez le couteau sous la gorge […] c’est un système totalement pourri. On ne laisse aucune liberté aux financiers. Et c’est pour cela qu’on retrouve une caste, une famille qui se partage un gâteau. » « Le monde du cinéma, j’ai vu comment ça fonctionnait […] ce sont des gens qui ne pensent qu’à l’argent de manière épouvantable avec un mépris du public terrible et c’est ça qui m’a dégoûté, ce mépris de dire : on va leur donner de la merde, on s’en fout ! »

Si le cinéma est mort, c’est qu’il a été assassiné de l’intérieur, mort d’avoir pris les Français pour des cons, de les avoir méprisés. Et c’est sur cette dépouille qu’une nouvelle génération viendra combler le vide dont la nature a horreur. Les Laurent Firode, Cédric Zaroukian ou le jeune Victor (prometteur) et d’autres feront ce que les millions déversés dans cette industrie ne peuvent pas faire : faire venir les Français dans les salles.

Le Média en 4-4-2.

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