alimentation et nutrition

Serge Espoir Matomba dénonce le mépris occidental : « On ne mange pas un indice de pauvreté ! »

Les indicateurs économiques mondialisés seraient-ils les nouveaux missionnaires civilisateurs ? Leurs dogmes, aussi rigides qu’aveugles, transforment les souverainetés alimentaires en preuves de misère.

mise à jour le 07/01/26

La richesse de la terre rendue invisible par les indicateurs venus d’ailleurs.

Serge Espoir Matomba, chef du parti camerounais PURS, fustige avec une ironie mordante cet « indice de pauvreté » à un dollar, instrument absurde qui ose qualifier de pauvre sa grand-mère nourrie par son champ de manioc et ses prunes. Ce critère, érigé en vérité universelle par les institutions financières internationales, n’est qu’un mépris chiffré, une chosification de l’Africain jugé indigent parce qu’il échappe à la monnaie et au régime alimentaire standardisé du Nord.

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« Nous ne sommes pas obligés de manger vos hamburgers ou vos OGM », lance-t-il, dénonçant une tyrannie du chiffre qui nie la valeur des produits naturels locaux et impose un modèle unique de richesse, où la liberté de se nourrir devient un symptôme à corriger.

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Interview menée par Kamal Louadj, correspondant de Sputnik Afrique.

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