« Je mène une résolution au Sénat pour rejeter Nick Fuentes et ses idées suprémacistes blanches. L’antisémitisme et la suprématie blanche gagnent une popularité croissante et inquiétante au sein de la droite. Nous devons tous condamner l’antisémitisme et la suprématie blanche partout et chaque fois qu’ils se manifestent. »
NY Senator, Chuck Schumer, who is Jewish, has authored a resolution to denounce Nick Fuentes for “antisemitism” and “White supremacy.”
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— AF Post (@AFpost) November 21, 2025
Pourquoi cette résolution tombe maintenant ?
Tout part de l’interview choc entre Tucker Carlson et Nick Fuentes diffusée il y a quelques semaines. Fuentes, 27 ans, leader des « milieux nationalistes radicaux » et critique virulent de l’influence israélienne aux États-Unis, y a tenu des propos qui ont fait bondir les milieux sionistes. Trump, interrogé, a refusé de condamner l’entretien, se contentant de rappeler que Carlson « a dit beaucoup de bien de moi pendant des années ».
🗣️Le président Trump a réagi à l’interview du tres controversé influenceur antisémite Nick Fuentes par Tucker Carlson : « On ne peut pas lui dicter qui interviewer. S’il veut interviewer Nick Fuentes, je ne le connais pas bien, mais s’il veut le faire, qu’il le fasse savoir.… pic.twitter.com/jk5r06DTq2
— Trump Fact News 🇺🇸 (@Trump_Fact_News) November 17, 2025
C’est là que Schumer entre en scène. Depuis le perchoir du Sénat (où il est désormais minoritaire), il a tonné : « C’est dégoûtant ». Et hop, annonce d’une résolution qui va :
- Nommer explicitement Nick Fuentes comme « suprémaciste blanc »,
- Critiquer Tucker Carlson pour lui avoir « donné une plateforme »,
- Condamner « l’antisémitisme et le suprémacisme blanc partout où ils apparaissent ».
Problème : cette résolution n’a aucune valeur légale. Ce n’est pas une loi, pas une sanction, pas même une censure officielle. Juste un texte symbolique que le Sénat vote parfois à l’unanimité pour se donner bonne conscience.
Le vrai objectif : faire plier les républicains
En réalité, c’est du pur chantage politique. Chuck Schumer sait très bien que :
- Si les républicains votent POUR : Ils passent pour des traîtres aux yeux des millions de jeunes qui suivent Fuentes ou qui en ont marre du soutien inconditionnel à Israël.
- S’ils votent CONTRE ou bloquent : Les médias les accuseront immédiatement de « soutenir l’antisémitisme » et de « protéger les nazis »
C’est la technique classique du « name and shame “nommer et faire honte” » : on colle une étiquette infamante pour forcer l’autre camp à se diviser. Et ça marche souvent.
Chuck Schumer, qui a reçu des millions de dollars de donateurs pro-Israël tout au long de sa carrière (l’AIPAC reste son premier bailleur de fonds), joue ici son rôle habituel de surveillant de bagne sur tout ce qui critique la politique étrangère américaine au Moyen-Orient. Diaboliser Fuentes permet aussi de faire passer toute critique du lobby israélien pour de « l’antisémitisme » pur et simple.
Une résolution qui ne change rien… sauf l’image
Dans les faits, Nick Fuentes reste libre de parler, Tucker continue son show, et personne n’ira en prison. Mais le texte, une fois voté (ou même juste déposé), servira éternellement de référence :
- Aux médias pour dire « même le Sénat a condamné Fuentes »,
- Aux banques et plateformes privées pour justifier la débancarisation ou les bans,
- Aux campagnes démocrates pour salir les républicains en 2026 et 2028.
C’est la même méthode qu’on a vue avec les résolutions « contre l’antisémitisme » après les manifs pro-Palestine sur les campus : beaucoup de bruit, zéro effet concret, mais une énorme pression sur la liberté d’expression.
Et maintenant ?
Au moment où nous écrivons ces lignes (21 novembre 2025), la résolution n’a pas encore de numéro officiel sur congress.gov et n’est pas déposée. Schumer dit qu’il va « travailler les sénateurs des deux côtés » dans les prochains jours. Traduction : il va faire du lobbying intense auprès des républicains modérés pour qu’ils signent, histoire de montrer que « même la droite condamne Fuentes ».
Reste à voir si les sénateurs MAGA tiendront bon ou s’ils se coucheront une fois de plus devant la machine à diaboliser.
Une chose est sûre : cette histoire montre à quel point le débat sur Israël reste une ligne rouge du débat politique américain (comme en France). Touchez à ça, et on vous colle l’étiquette « nazi » direct. Classique.
Chuck Schumer de l’AIPAC choiune. Ce fait émotionnel, une manipulation, est aussi congénital que le mensonge. Nick Fuentes devient pour la juiverie US, « un suprémaciste et un antisémite ». Une accusation bateau. D’abord les Israéliens affiliés et affidés ne sont pas sémite moins encore de langue sémitique. Ils ne sont tout au plus que des crimiunels de guerre, des épurateurs ethniques, des génocidaires, des assassins, des pilleurs d’organes des blessés paestiniens entre autres. Encore un concept volé. A la suite, à mal nommer les choses on crée et entretient le trouble