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Portrait en 4-4-2 : Didier Lallement, préfet à poigne et protégé du pouvoir

L’État et son chef lui doivent beaucoup car les Gilets Jaunes leur avaient fait très peur en 2019. Les deux chars blindés garés à proximité de l’Élysée le 10 septembre 2025 témoignent de la permanence de cette trouille intense. Brigades de répression de l’action violente (Brav), lancers de grenades de désencerclement à tout-va, manifestants frappés au sol : le préfet de police Didier Lallement avait vraiment fait de son mieux contre les Gilets jaunes en 2019. Il était jugé le 12 septembre en appel…

mise à jour le 13/09/25

La justice reporte, Macron le décore, les victimes attendent.


En 2020, alors qu’il participe à une opération de police visant à empêcher les départs en vacances des réfractaires à la « vaccination » covid, porte d’Orléans à Paris, il déclare : « Ceux qui sont aujourd’hui hospitalisés, qu’on trouve dans les réanimations, sont ceux qui au début du confinement ne l’ont pas respecté. Il y a une corrélation très simple. » Il finit par s’excuser sur ordre du ministre de l’Intérieur.

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Récompensé par Emmanuel Macron

La carrière de Didier Lallement scintille de médailles : commandeur de la Légion d’honneur en 2021, Mérite (agricole, maritime), des Palmes académiques, des Arts et Lettres, de la Sécurité intérieure, de la Police, de l’Administration pénitentiaire… Et on en oublie. Cet homme rend de précieux services à l’État macronien.

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Multirécidiviste, jamais condamné

Confortablement recasé à la tête du secrétariat général de la Mer jusqu’à sa retraite, il n’a  été sorti de son placard que tout récemment. Le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale lui a confié la rédaction d’un nouveau plan de défense et de sécurité. Il a jusqu’à l’été  2026 pour le rédiger. Il n’y a donc pas d’urgence, mais, par ce geste, Emmanuel Macron lui renouvelle sa confiance et surtout envoie un message en direction de la Justice qui doit le juger en appel avec toute la bienveillance possible.

Didier Lallement est un multirécidiviste : enquête pour faux témoignage (classée sans suite), détention arbitraire et violences pendant des manifestations de Gilets jaunes (non-lieu). Il est assigné le 12 septembre à la 10e chambre du Tribunal Judiciaire de Paris.pour atteinte à la liberté individuelle et pour discriminations envers des manifestants liées à leur appartenance politique. BFMTV a débuté sa plaidoirie en montrant combien le prévenu s’est assagi  : « Le LBD, il faut l’utiliser avec parcimonie », aurait-il récemment déclaré. Et puis c’est de l’histoire ancienne tout ça. Quant au mouvement Bloquons tout, « Ça ne me rappelle pas la crise des Gilets jaunes », a-t-il assuré. En effet, il n’y a pas eu d’yeux crevés ni de mains arrachées le 10 septembre 2025.

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Justice dans un an peut-être

Effet du fonctionnement « normal » d’une Justice surchargée et dépourvue de moyens, selon un avocat, le tribunal a « oublié » de citer  à comparaître Didier Lallement. Comme il n’avait pas mandaté d’avocat pour le représenter, l’audience a donc été renvoyée au… 18 septembre 2026.

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1 commentaire sur "Portrait en 4-4-2 : Didier Lallement, préfet à poigne et protégé du pouvoir"

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  1. Avant que de pleurer d’abondance, il serait juducieux de faire un double audit contradictoire de la mal nommée « justice », une institution fonctionnaire avec avancement et tableau de carrière avant que d’être une vertu.

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