Hugo se décrit comme un « rescapé de l’autisme », une victoire qu’il attribue à l’acharnement de sa mère. Alors que les médecins proposaient des institutions, elle a choisi de le stimuler elle-même, jour après jour, refusant de le laisser sombrer. Le déclic survint quand, à six ans, il demanda à être appelé Hugo, enterrant symboliquement son ancien moi, Julien. « Julien est mort, enterré dans la terre noire », déclara-t-il ce jour-là. À partir de ce moment, la parole revint, d’abord hésitante, puis de plus en plus fluide. Aujourd’hui, il témoigne : sans l’amour de sa mère, il serait probablement interné, comme tant d’autres en France.
Son récit éclaire aussi l’envers du décor : les obsessions (les tuyaux, les roues, la peur du vide sous le sol), les colères inouïes, et cette violence intérieure qu’il qualifiait lui-même de « cannibalisme ». Pourtant, Hugo Horiot insiste : l’autisme ne se guérit pas, on apprend à vivre avec. Grâce à sa mère, il a trouvé la voie de la rémission, mais aussi celle de la résilience.
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