#ConvoidelaLiberté à Paris : le préfet de police prend un arrêté d’interdiction

Politique

mise à jour le 10/02/22

Ce qui confirme qu’un mouvement est à la hauteur, c’est la réponse du gouvernement. Le préfet de police de Paris, le bien nommé Didier Lallement, a pris, jeudi 10 février, un arrêté interdisant la « manifestation non déclarée » du Convoi de la liberté. « En raison des risques de troubles à l’ordre public que pourrait causer ce rassemblement, le préfet de Police prend un arrêté interdisant de telles manifestations, du vendredi 11 février 2022 au lundi 14 février 2022 inclus. »

Et pour faire comprendre aux contrevenants que la dictature sanitaire est aussi très autoritaire, le préfet de police a donné des consignes de fermeté aux forces de sécurité intérieure. Le fait d’entraver ou de gêner une voie ouverte à la circulation publique est passible de :

  • deux ans d’emprisonnement
  • de 4 500 euros d’amende
  • de l’immobilisation et de la mise en fourrière du véhicule utilisé pour commettre le délit d’entrave.
  • de la réduction de moitié du nombre maximal de points du permis de conduire.
  • d’une suspension du permis de conduire pour une durée de trois ans au plus.
  • de surcroît, l’organisateur d’une manifestation interdite peut être puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende et les participants à une manifestation interdite seront verbalisés avec une contravention de quatrième classe.

La question est maintenant de savoir comment les forces de l’ordre vont faire pour distinguer un manifestant du Convoi de la liberté, d’un simple individu pris dans cet immense embouteillage qui aura lieu vendredi ? Comment la police va-t-elle faire le tri dans ce qu’ils appellent une « entrave à la circulation routière dans les rues de Paris pour promouvoir leurs revendications » ? Cet arrêté semble vouloir faire peur plus que autre chose !

Le Média en 4-4-2

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