L’héritage encombrant du Pfizergate
Rappelons-nous 2021 : des échanges SMS entre la présidente de la Commission et Albert Bourla, PDG de Pfizer, concernant un contrat de 35 milliards d’euros de vaccins, se sont volatilisés. La Cour de justice de l’UE a pourtant estimé en juillet 2025 que cette disparition restait injustifiée. Prétexte avancé ? Seules les communications « pertinentes » mériteraient conservation. Un tri commode.
Ursula von der Leyen a été obligée de supprimer ses SMS sur l’accord avec le Mercosur pour « libérer de l’espace sur son smartphone ».
Si elle ne l’avait pas fait, « son téléphone aurait pris feu ». 🤡Voilà à quel point l’UE nous prend pour des idiots. Voilà la démocratie… https://t.co/R1loRhc148
— L’ingérable (@MathieuL1) October 4, 2025
MercosurGate : la méthode se perfectionne
En septembre 2025, c’est un SMS d’Emmanuel Macron à von der Leyen concernant l’accord UE-Mercosur qui a subi le même sort. La Médiatrice européenne Emily O’Reilly enquête sur cette nouvelle omission. La Commission affirme avoir mené des recherches « exhaustives » – qui n’ont abouti à rien. Le message, jugé non « suffisamment pertinent », aurait été automatiquement liquidé.
La fable du téléphone pyrophorique
La justification officielle confine au ridicule : il faudrait effacer les messages pour « libérer de l’espace » sous peine de voir les appareils « prendre feu ». Techniquement, cette explication tient du conte pour enfants. Les messages texte occupent si peu d’espace qu’il faudrait en accumuler des millions pour saturer ne serait-ce qu’un vieil iPhone. Quant au téléphone qui « prendrait feu », c’est une analogie digne des pires séries B : la surchauffe des processeurs n’a strictement rien à voir avec le stockage des données. La réalité est bien plus simple : la Commission utilise sciemment les fonctions d’auto-destruction pour éviter toute traçabilité de ses conversations les plus sensibles.
Une cabale qui s’étend
Certains eurodéputés, comme Christine Anderson (AfD), dénoncent une « trahison politique ». En France, l’opposition évoque un « MercosurGate » venant s’ajouter au Pfizergate. Les motions de censure circulent, tandis que la Médiatrice européenne tente de déterminer si la Commission a violé les règles sur l’accès aux documents.
🚨 Von der Leyen rattrapée par les textos fantômes de Pfizer
35 milliards négociés à huis clos, sans trace, sans témoin.
La CJUE tranche : aucune excuse valable, les SMS ont disparu.Christine Anderson (AfD) ne décolère pas :
« Ce n’est pas juste une histoire d’archives. C’est… pic.twitter.com/ZekEUruMpo— Camille Moscow 🇷🇺 🌿 ☦️ (@camille_moscow) July 9, 2025
L’hypocrisie institutionnalisée
Le véritable scandale réside dans cette schizophrénie institutionnelle : des négociations cruciales conduites via des canaux non traçables, tandis qu’on nous serine les vertus de la transparence européenne. La Commission invoque la sécurité, mais c’est surtout la confidentialité des tractations qui semble préoccuper ses hauts responsables.
Cette gestion « créative » de la mémoire numérique n’est pas une maladresse technique, mais la manifestation d’un système qui a érigé l’opacité en mode de gouvernance.
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