Il semblerait qu’Elon Musk ait le chic pour susciter des vagues, non seulement avec ses voitures électriques et ses fusées, mais aussi avec son réseau social X (anciennement Twitter). Dernier épisode en date ? Ouest-France a annoncé le 19 novembre qu’il suspendait ses publications sur X. Une décision qui rejoint un mouvement initié par d’autres grands noms de la presse européenne comme The Guardian au Royaume-Uni et La Vanguardia en Espagne. Une hémorragie de publications sur X ? Oui, mais ne sortez pas encore vos mouchoirs.
Elon Musk, l’homme aux pastilles bleues controversées
Alors, pourquoi ce divorce médiatique avec X ? Selon Ouest-France, plusieurs raisons justifient cette décision. Tout d’abord, la nomination récente d’Elon Musk au sein de l’administration Trump – une annonce qui a fait lever bien des sourcils. Ensuite, le récent remaniement des fameuses « pastilles bleues », jadis symbole d’authenticité des comptes, mais désormais disponibles à qui veut bien payer.
Ah, ces journalistes élitistes ! Toujours prompts à dégainer leur plume acérée pour dénoncer l’injustice… sauf quand il s’agit de leurs précieux privilèges numériques. La pastille bleue ? Leur Graal, leur insigne de chevaliers de l’info, réservée à une caste triée sur le volet. Mais voilà, Elon Musk arrive, secoue le cocotier, et hop, la fameuse pastille devient aussi exclusive qu’un badge de participant à un marathon local. L’outrage !
Et ce n’est pas tout : Ouest-France pointe du doigt des changements dans les politiques de blocage qui nuiraient à la sécurité des utilisateurs. Apparemment, trop de liberté, c’est l’anarchie pour nos journalistes !
Cerise sur le gâteau, la plateforme serait coupable de « contribuer à l’empoisonnement du débat public » – une formule qui pourrait presque être une punchline dans un stand-up d’Arthur. Pour Ouest-France, — qui touche 6 096 007 euros de subventions — attaché à des valeurs telles que la démocratie, le respect, l’apaisement des débats et un peu de pognon de l’Etat (qui vient des français), rester actif sur X devenait tout simplement incompatible.
Ouest-France suspend toute publication
sur l’ensemble de ses comptes X.
Communiqué : pic.twitter.com/0FcyLbd0Lz— LeBlogTVNews (@Leblogtvnews) November 19, 2024
Départs en cascade, ou grande mode ?
Mais Ouest-France n’est pas seul à claquer la porte. The Guardian, avec ses 10,8 millions d’abonnés, a été le premier à se retirer, suivi de La Vanguardia et de ses 1,3 million d’abonnés. Outre-Atlantique, des institutions comme NPR et PBS avaient déjà pris leurs distances dès 2023. En Suède, la radio publique Sveriges Radio a aussi débranché le micro sur X. Et pendant ce temps, le compteur d’abonnés sur X continue de tourner.
Les médias mainstream en pleine crise : une fin annoncée ?
Le phénomène ne se limite pas à X. Aux États-Unis, la prestigieuse CNN traverse une tempête parfaite : licenciements massifs, audiences en chute libre, et un public qui tourne le dos. Ce tableau déprimant ne serait-il pas le signe avant-coureur d’une érosion des grands médias subventionnés à l’échelle mondiale ? En France, la situation pourrait bien suivre la même trajectoire, si l’on en croit les signaux faibles.
Et pour les utilisateurs, une vraie perte ?
Soyons honnêtes, la décision d’Ouest-France et de ses semblables ne changera pas grand-chose pour beaucoup d’internautes. Lassés par des informations jugées partiales ou biaisées, une partie du public s’est déjà tournée vers d’autres canaux pour s’informer. Entre médias alternatifs, blogs indépendants et réseaux sociaux en constante évolution, les options ne manquent pas. Alors, épanchez votre nostalgie ailleurs… ou pas.
pendant que le parisien vire plein de propagandistes, pardon, d’employés …
Tout va bien madame la marquise !