Montpellier : 405 € d’amende pour avoir pique-niqué et consommé du rosé sur la plage

Politique, Santé

mise à jour le 10/09/21

Masque à la plage

Le marchand de beignets, les lunettes de soleil, le maillot de bain… Tout était réuni, en ce dimanche de Pâques, pour une journée quasiment estivale sur les plages de l’Hérault. C’était sans compter sur le nouveau confinement qui est entré en vigueur samedi soir, avec la possibilité de se balader dans un rayon de 10 km seulement.

Obtempérer ne signifie pas forcément adhérer

Malgré une tolérance pour ce week-end pascal en ce qui concerne les déplacements, les forces de l’ordre ont intensifié leurs contrôles avec « un but pédagogique en ce qui concerne le port du masque sur la plage », affirmait le commandant Jean Casaubieilh, en charge de l’opération, quelques minutes avant le début des contrôles.

Disposées en ligne, les forces de l’ordre ont pour cela longé cette plage du Grand-Travers et se sont arrêtées pour avertir les personnes de porter leurs masques. « Elles peuvent l’enlever lorsqu’elles mangent ou qu’elles boivent. Cependant, une fois terminé, elles doivent remettre leurs masques. Nous ne les verbalisons pas aujourd’hui à ce sujet, sauf si les personnes refusent d’obtempérer. Mais c’est assez rare », indiquait le commandant en charge de l’opération.

« On n’a rien contre le contrôle mais c’est abuser cette histoire de port du masque, déploraient Mika et Rosalie, un couple de Lunellois venus à la plage avec leurs deux filles. Pour se déplacer, nous comprenons qu’il faille le masque. Mais lorsque l’on est sur notre serviette, je ne vois pas l’utilité. »

Ils sont arrivés à plusieurs avec leurs armes de poing

Même son de cloche du côté de Véronica pour qui cette règle est « incompréhensible ». Restreints depuis plus d’un an dans leurs déplacements, les Héraultais présents ce dimanche percevaient cette règle comme étant la goutte de trop. « On en a ras le bol », s’agaçaient certains.

« Ça devient ridicule ! » Guillaume était venu pique-niquer avec ses enfants, sa femme et deux amies. Ils sont repartis avec trois amendes de 135 € pour avoir consommé du rosé. « C’était notre dernier moment pour se retrouver avant de se confiner. Ce moment a été gâché. » Outre cet alcool ayant coûté plus cher que prévu, Guillaume déplorait la façon de faire. « Ils sont arrivés à plusieurs avec leurs armes de poing. Il y a des enfants avec nous. Vous imaginez l’image pour eux ? »

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