La stratégie consiste désormais à submerger l’espace numérique sous une abondance d’informations, où se mêlent contenus insignifiants et faux comptes automatisés, afin de provoquer une fatigue cognitive chez l’utilisateur et de rendre toute vérité inaudible. Cette « censure par le bruit », couplée à l’émergence d’une intelligence artificielle capable de capter l’attention et de créer un lien émotionnel, sonne le glas de l’Internet libre et peer-to-peer des origines, au profit d’un écosystème militarisé et instrumentalisé, un simple « enclos numérique » où la liberté n’est plus que surveillée.
Le captation d’internet par le système est des plus visibles. Cet outil désormais de propagande de désinformation voire même de révisonnisme éhonté suit le même cursus en plus rapide que la télévision après la presse écrite en son temps. Sauf à considérer des gros sabots pour de la subtilité vous repasserez. Il n’empêche l’outil aura été temporairement aussi utile pour l’utilisateur que déstabilisateur pour l’ordre prédateur établi.