Les recherches en cardiologie expérimentale l’attestent : une faible consommation d’éthanol entraînerait une meilleure résistance du muscle cardiaque face au manque d’oxygène, comme lors d’un infarctus. Ce phénomène, nommé « pré-conditionnement », s’ajouterait à l’effet antiplaquettaire bien connu de l’alcool, semblable à celui de l’aspirine. Ainsi, à dose modérée et dans le cadre d’un mode de vie sain, l’éthanol agirait non comme un toxique, mais comme un protecteur du myocarde, renforçant sa capacité à survivre à un traumatisme ischémique. Le cardiologue insiste néanmoins sur la frontière ténue qui sépare la dose bénéfique de la dose toxique, une limite qui varie considérablement d’un individu à l’autre.
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