La « désingularisation » militaire, un concept contestable
Lors de cette audition publique, Christophe Bex a plaidé pour une « désingularisation » des armées, visant à les fondre dans le tissu social. « Nous estimons qu’il faut tendre vers une désingularisation du militaire. », a-t-il affirmé, présentant la conscription comme le moyen d’instaurer une « citoyenneté active ». Selon lui, cette mesure permettrait aux citoyens de mieux appréhender les enjeux sociétaux et d’exercer un contrôle démocratique sur l’État.
Un habillage philosophique pour une mesure autoritaire
Le député n’a pas hésité à convoquer le philosophe Levinas pour justifier la « responsabilité collective » face aux engagements militaires. Un vernis intellectuel qui ne masque qu’imparfaitement le caractère coercitif du dispositif. Son invocation d’une population comprenant le fonctionnement des services publics grâce au service obligatoire relève davantage du vœu pieux que d’une analyse sérieuse.
Un programme historique en contradiction avec la réalité militaire
Cette position s’inscrit dans le programme de LFI, qui prévoit une conscription de neuf mois pour les moins de 25 ans. Le général Lecointre a opposé à cette vision la « singularité militaire », rappelant que la société ne saurait être entièrement mobilisée pour des actes potentiellement létaux. Il a suggéré le développement de réserves civiles comme alternative plus réaliste.
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