« Les entreprises doivent s’adapter à mon cycle de sommeil ! » : Le témoignage d’une intérimaire en guerre contre les réveils

À l’aube de la fin de ses droits au chômage, une intérimaire professionnelle du licenciement express a bien voulu expliquer sa méthode infaillible pour se faire évincer de chaque mission en moins de quarante-huit heures. On vous donne son témoignage car depuis que notre président a dit lutter contre « les fainéants, les cyniques, les extrêmes », on voulait savoir qui ils sont. En voici un magnifique exemplaire de sexe féminin (donc assez facilement reproductible), capturé vivant par une vidéo.

mise à jour le 28/05/26

Une intérimaire défie les employeurs avec une exigence inouïe : adapter les horaires à son sommeil.

Elle fait partie de ces mauvais citoyens qui s’opposent au projet d’Emmanuel Macron de transformer la France et de refonder l’Europe. La dette de 3 416,3 milliards d’euros, c’est elle. La hausse de 150 % des faillites en France, c’est bien elle. La canicule qui s’annonce pour cet été et les 3,5 actes antisémites par jour, c’est toujours elle. Elle n’a jamais traversé la rue pour trouver du travail, car, de nos jours, c’est beaucoup trop dangereux (501 piétons en sont morts et 1 900 ont été blessés gravement, en 2025).

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Une philosophie de vie

« Je me fais virer très vite », avoue-t-elle avec la quiétude d’un moine bouddhiste contemplant l’éphémère des choses. La raison de ces départs précoces ? Un principe immuable : le réveil est un instrument de torture qu’elle refuse catégoriquement d’utiliser.

Le sommeil, cause sacrée

« Utiliser un réveil, c’est perturber mon cycle de sommeil, qui est essentiel », déclare-t-elle avec la solennité d’une prêtresse défendant les mystères de son culte. Son repos prime sur toute considération matérielle, comme un contrat de travail ou un salaire. Pour étayer sa thèse, elle déploie une dialectique sans faille : « Si je me réveille à huit heures, le temps de me préparer, il est dix heures. Pourquoi ne pourrais-je pas travailler à dix heures plutôt qu’à cinq heures ? »

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L’injustice du siècle

Face à l’aveuglement des employeurs rétrogrades, elle pose la question qui dérange : « Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi les entreprises ne s’adaptent pas au cycle de sommeil de leurs salariés. » Son cycle de sommeil, rappelle-t-elle avec insistance, est « fondamental ».

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Cette prise de position audacieuse pourrait bien marquer le début d’une ère radicale : celle où les entreprises, libérées du joug du réveil-matin capitaliste, devront consulter les chronotypes de leurs employés avant d’oser leur proposer un horaire. Nous attendons avec impatience la première mission d’intérim commençant à dix heures trente-sept, heure à laquelle elle se sentira enfin « en harmonie avec le cosmos ». En attendant, bon courage pour le RSA.

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