Qui est Claude Malhuret ?
Il a été maire de Vichy. Accusé de détournement d’argent public par Anticor s’appuyant sur un rapport de la chambre régionale des comptes, il a vu son dossier classé sans suite.
Fier défenseur des injections Pfizer & cie, il affirmait au Sénat : « 1) Le vaccin empêche l’immense majorité des formes graves. 2) La probabilité d’un séjour en réanimation est dix fois supérieure chez les non-vaccinés. 3) Les services d’urgence sont remplis par la petite minorité qui refuse la vaccination » et pour finir en beauté : « l’idéal serait la vaccination obligatoire ». Quant au confinement, « il fallait le mettre en place, il a sauvé des vies, mais on n’a pas su guérir l’épidémie sans tuer l’économie ».
De 2003 à 2014, il est devenu directeur du développement éthique de Korian, un job lucratif. « Mon rôle était de déceler les maltraitances et de concevoir un programme de bientraitance. » Des maltraitances dues au manque de moyen du personnel dont les syndicats se plaignaient sans que Malhuret réagisse. Dix-huit familles de résidents des Ehpad Korian ont depuis porté plainte contre le groupe, notamment pour « homicide involontaire ».
Claude Malhuret a décroché le prix Hippocrate de l’humour du Press club de France pour la phrase suivante : « La Nupes est morte. Elle est en soins palliatifs depuis juin. Elle est au stade du prélèvement d’organes. » Pas très bienveillant l’esprit carabin du garant de la bientraitance chez Korian.
Un discours enflammé, mais déconnecté des réalités
Malhuret n’a pas hésité à employer des comparaisons historiques grandiloquentes, qualifiant l’administration Trump de « cour de Néron » et accusant celle-ci de dérives illibérales. Pourtant, ces accusations semblent davantage relever de la surenchère rhétorique que d’une analyse sérieuse. En traitant Elon Musk de « bouffon sous kétamine », le sénateur montre surtout son mépris pour les figures qui ne correspondent pas à sa vision du monde, sans apporter de réelle substance à son argumentation.
Une vision manichéenne de la guerre en Ukraine
Malhuret a exprimé son indignation face à la décision de Trump de stopper les livraisons d’armes à l’Ukraine, qualifiant Volodymyr Zelensky de « héros de guerre ». Cependant, cette glorification du président ukrainien occulte les complexités du conflit et les responsabilités partagées. En présentant la défaite de l’Ukraine comme une catastrophe imminente pour l’Europe, Malhuret alimente une rhétorique alarmiste qui ne sert qu’à justifier une escalade militaire et financière.
Des propositions irresponsables et coûteuses
Le sénateur a plaidé pour un endettement massif de 800 milliards d’euros, soutenant le plan de Ursula von der Leyen sans se soucier des conséquences économiques pour les contribuables français. Son appel à la confiscation des avoirs russes et à la formation d’une « coalition des États volontaires » pour envoyer des troupes en Ukraine révèle une dangereuse propension à l’aventurisme militaire. Ces propositions, loin d’apaiser les tensions, risquent d’envenimer la situation et d’entraîner l’Europe dans un conflit prolongé.
Une critique partisane et réductrice
Malhuret n’a pas hésité à qualifier les oppositions, notamment La France Insoumise et le Rassemblement National, de « complices de Poutine ». Ces accusations, aussi infondées que simplistes, visent à discréditer toute voix dissidente et à étouffer le débat démocratique. En comparant Zelensky à Charles de Gaulle, le sénateur montre une fois de plus son penchant pour les analogies historiques maladroites et décontextualisées.
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