Le Sénat défend la collecte des données personnelles avec l’argument de la « prévention des épidémies »

14 juin 2021 | Politique, Société

Le Sénat favorable à la collecte des données personnelles - Gerd Altmann

La fenêtre d’opportunité, dont parlait Klaus Schwab pour transformer nos sociétés en prisons à ciel ouvert, est toujours d’actualité. Comme prévu par le Forum de Davos, le Covid, grâce à l’argument de son danger supposé, devient un prétexte pour nous contraindre à accepter docilement un contrôle accru de notre vie. La surveillance de masse s’intensifie, le Sénat défend la collecte des données personnelles pour prévenir de nouvelles épidémies.

Dans un rapport présenté, ce jeudi, par la délégation sénatoriale à la prospective, les membres de la Haute assemblée défendent la mise en place d’une plateforme numérique de collecte de données pour prévenir de nouvelles épidémies.

« L’une des leçons à tirer de la crise sanitaire est la complexité à développer des outils au pied du mur sans que cela ne génère un caractère anxiogène. » Tel est le constat de Mathieu Darnaud, président de la délégation sénatoriale à la prospective, lors de sa présentation du rapport portant sur le recours aux outils numériques dans la prévention et la gestion des pandémies.

Le travail des membres de la Haute assemblée vise à anticiper la survenue de nouvelles crises sanitaires, en recourant plus intensément aux outils numériques, « en assumant si nécessaire des mesures plus intrusives, mais aussi plus ciblées et limitées dans le temps », détaillent les rapporteurs René-Paul Savary, Véronique Guillotin et Christine Lavarde.

Les sénateurs défendent ainsi la mise en place d’une « boîte à outils » à laquelle il serait possible de recourir de façon graduée. « Nous proposons simplement qu’en cas de crise on puisse partager nos données », défend René-Paul Savary.

« Sur un portable, les applications comme Tous Anti Covid, Ouisncf, Waze ou l’application de vaccin ont des données. Il n’y a pas d’interopérabilité entre ces différentes applications. Nous proposons simplement qu’en cas de crise, il y ait cette interopérabilité qui permette de cibler les personnes vulnérables, prendre des mesures qui les concernent et qui évitent des mesures de confinement global, qui protègent beaucoup mieux, et qui fait qu’au global on aurait moins de morts », détaille le sénateur.

Les justifications nauséabondes à la surveillance de masse

« Cette proposition défend l’idée qu’il est urgent de préparer une plateforme de collecte de données, utilisables en fonction de l’ampleur de l’épidémie. Ces données seraient croisées et utilisées à bon escient. », alors que se pose la question juridique et philosophique de la protection des données personnelles, sujet qui a déjà fait polémique au moment de la dernière crise sanitaire, notamment avec l’application StopCovid.

« Nous nous sommes basés sur des exemples asiatiques ou sur l’Estonie et globalement on peut constater qu’à chaque fois que les données étaient utilisées de manière suffisamment intrusives, la crise a été plus courte », explique Véronique Guillotin.

« Cette préparation en amont est la meilleure des garanties que nous puissions apporter aux droits et garanties des citoyens », revendiquent les sénateurs

« Nous ne proposons pas de limiter les libertés, nous cherchons un moyen de les retrouver », défendent les sénateurs, qui pointent du doigt un « tabou français » lié à la collecte de données personnelles. « Des collectes de données, nous en faisons sans cesse, rien qu’en utilisant notre smartphone », assure Christine Lavarde.

« L’idée, pour les citoyens, est que cet abandon temporaire de leurs données personnelles doit leur permettre de recouvrir, au plus vite, une liberté individuelle. »

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