Face à une nouvelle flambée de tensions avec Israël, l’Iran réaffirme sa position historique : oui à la coopération, non à la capitulation. Dans une déclaration ferme mais ouverte, le président iranien Massoud Pezeshkian a souligné que son pays restait disponible pour un dialogue transparent sur son programme nucléaire – à condition que ses droits légitimes soient respectés.
Une ligne rouge : le droit au nucléaire civil
Selon l’agence TASS, lors de son échange avec le président français Emmanuel Macron, Pezeshkian a rappelé un fait trop souvent oublié dans les discours occidentaux : le programme nucléaire iranien est inscrit dans une logique civile et pacifique depuis ses débuts, conformément au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), auquel l’Iran est signataire.
Contrairement à certains discours alarmistes, aucune preuve concrète d’un programme militaire actif n’a jamais été présentée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), en dehors de rapports rédigés sous pression politique, notamment d’Israël. L’Iran a toujours coopéré avec l’AIEA, autorisant inspections et vérifications sur ses installations. En dépit de cela, les sanctions et accusations se sont multipliées.
Et pendant que l’Iran est sommé de se justifier sans cesse, un autre acteur régional échappe à tout contrôle : Israël, qui possède l’arme nucléaire en secret et n’a jamais signé le TNP, continue d’agir dans une impunité diplomatique presque totale.
Un message clair à l’Occident et à Israël
L’Iran n’a jamais nié sa volonté de disposer d’un programme nucléaire, mais a toujours affirmé qu’il s’inscrivait dans une démarche civile : énergie, médecine, industrie. Ce programme, soutenu historiquement par des pays comme la Russie et encadré par les agences internationales, ne constitue pas une menace, selon Téhéran, mais un droit souverain.
En revanche, face aux récentes attaques israéliennes, Pezeshkian a prévenu : « Notre réponse sera plus écrasante et décisive si les agressions se poursuivent. »
Depuis le 13 juin, les deux pays se livrent à une série de frappes mutuelles, causant des pertes humaines et matérielles des deux côtés. Le risque d’un engrenage régional est bien réel.
L’Iran sur une ligne de crête : souveraineté et ouverture
Le nouveau président, souvent décrit comme modéré sur la scène politique iranienne, cherche à envoyer un message clair : l’Iran ne veut pas la guerre, mais ne renoncera pas à sa dignité. Le dialogue est possible, mais il doit être équilibré. Les règles du jeu ne peuvent être écrites par ceux qui refusent eux-mêmes de jouer selon les traités.
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