Idriss Aberkane pulvérise les journalistes de L’Express : Victor Garcia et Alix L’Hospital

Décryptage

mise à jour le 09/08/22

Des « journalistes » se sont fait piéger, même pas à leur insu, lors d’une discussion préparatoire à un article de L’Express. L’entretien a été enregistré par Idriss Aberkane, puis diffusé sur le site de FranceSoir. Dans L’Express, un des journalistes, Victor Garcia, redouble ses attaques contre son interlocuteur : « M. Aberkane s’était autorisé des propos paranoïaques et méprisants qui, s’ils ne tromperont pas les auditeurs avertis, peuvent alimenter la haine des journalistes dans les réseaux complotistes. »
Nous, on vous dit : jugez par vous-mêmes.

Lors de cet entretien, Victor Garcia avait nié tout lien d’intérêts entre L’Express et Patrick Drahi (PDG d’Altice). Or Alain Weill, président d’Altice France, via sa société News Participations, détient 51 % du capital de L’Express, le solde restant dans les mains d’Altice. Idriss Aberkane lui a fait remarquer cette réalité, tout comme l’absence de fondement de ses critiques. Désarçonné, Victor Garcia a balbutié avec une maladresse évoquant celle des meilleurs sketches de Raphaël Mezrahi, mais sans son capital sympathie. Dans l’introduction à son article, Victor Garcia, non seulement ne tient pas compte des échanges avec Idriss Aberkane, mais le diffame : « Raccourcis scientifiques, “effet gourou”… Le développement personnel à la sauce Aberkane. Moyennant une centaine d’euros, “l’hyperdocteur” vend des formations de développement personnel prétendument basées sur les neurosciences… Ce qu’infirment les spécialistes. » Quant à Alix L’Hospital, peu présente lors de l’entretien, elle est encore en apprentissage au Centre de Formation des Journalistes et a le temps de changer… en tout cas on le lui souhaite.

Nous sommes parvenus à nous procurer l’article de Victor Garcia. Tout ce que prévoyait Idriss Aberkane question trahisons, auxquelles il avait pourtant d’avance répondu, y est. Les référents sont le zététicien Thomas Durand, de La Tronche en biais, ennemi juré de Didier Raoult et d’Idriss Aberkane, et l’inénarrable Sebastian Dieguez. On vous cite sa dernière trouvaille : « Le problème du complotiste, c’est qu’il veut penser par lui-même, faire ses propres recherches… »

Victor Garcia a déjà attaqué des personnalités honnêtes et compétentes. Ainsi, L’Express du 20 juillet 2021 titre-t-il : « Victor Garcia a mené l’enquête à l’IHU de Marseille sur les petits arrangements de Didier Raoult avec l’éthique (et la loi) », poursuivant « Des études publiées par l’équipe du célèbre professeur frôlent, voire franchissent les limites de la loi qui encadre les expérimentations sur des êtres humains. Certaines impliquent des enfants. » Quel dommage que Victor Garcia n’ait pas « mené l’enquête » avec autant de sens moral, de scrupules éthiques, sur la vaccination des enfants. D’ailleurs, si on n’est pas convaincus de l’intérêt et de l’innocuité du vaccin, c’est qu’on est bête. Aussi le surtitre est-il : « On vous explique » et le titre « Vaccination des enfants : tout comprendre à l’ouverture pour les 5-11 ans ».

Victor Garcia s’appuie sur un argument d’autorité, dont le premier détenteur est Olivier Véran, puis sur la Haute autorité de santé. Or si la HAS est bien composée de scientifiques, aucun n’y fait de recherche. Ils se contentent d’établir une synthèse des articles parus dans les différents journaux scientifiques : le Lancet, New England Medical Journal, ceux à propos desquels le Dr Richard Horton, ex-rédacteur en chef du Lancet, a révélé qu’un nombre scandaleux de publications d’études sont au mieux, peu fiables, quand elles ne sont pas complètement mensongères, en plus de frauduleuses. À la fin de son rapport sur la vaccination des enfants, la HAS publie  la liste des 370 articles qu’elle a consultés. N’ayant pas le temps de les lire tous, nous avons butiné au hasard — ce que Victor Garcia ne s’est même pas donné la peine de faire. On commence par le premier article, publié dans le Lancet. Un seul lien d’intérêt est déclaré (CanSino Biologics), dans le deuxième, du Lancet également, tous les chercheurs ont bénéficié d’AstraZeneca. Quant aux troisième et quatrième, ils ont été payés par le laboratoire de Wuhan… Un autre article a été financé par Moderna. On ne va pas tout vérifier. Combien d’articles souffrent de conflit d’intérêts ? De plus, dans un autre cas de figure, l’article n’est pas la conclusion d’une recherche, mais une modélisation à partir d’articles antérieurs dont on ne sait pas ce qu’ils valent. Comme l’a expliqué Idriss Aberkane, « l’argument d’autorité » n’est qu’une opinion. Pas un argument.

Quant aux articles de Victor Garcia…

Eh bien, on peut lui rappeler le 8e devoir de la charte des journalistes de Munich : « S’interdire la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement ». Cela lui aurait évité de commettre un article sur les rares scientifiques courageux qu’il accuse de « déraper et de sombrer dans des fantasmes conspirationnistes ». Lire là.

On lui rappelle aussi le 2e devoir : « Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique » qui ne lui a pas traversé le cerveau lorsqu’il a  soutenu la chasse aux sorcières appelant le CNRS à une « réaction plus ferme » contre le sociologue Laurent Mucchielli.

L’essentiel de la charte des journalistes est le devoir numéro 1 : « Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité ». Encore un devoir qu’il a négligé. Cela lui aurait évité d’écrire sur « Les égarements du si médiatique professeur Perronne. Depuis des années, l’infectiologue multiplie les prises de position controversées et déclarations mensongères. Enquête. » On se demande bien ce que Victor Garcia entend par « enquête ».

Victor Garcia cite à la rescousse une pépite de Stéphanie Benz, tirée de L’Express du 9 juin 2020 : « La spectaculaire rétractation de trois des quatre auteurs de l’étude parue dans le Lancet, qui concluait à l’inefficacité et aux risques présentés par l’hydroxychloroquine, ne doit pas faire oublier l’essentiel : à ce jour, rien ne prouve que cette molécule apporte un bénéfice aux patients atteints du Covid-19. Le Pr Didier Raoult a beau la présenter depuis plusieurs mois comme un traitement possible en combinaison avec un antibiotique, aucune étude sérieuse n’est venue accréditer cette hypothèse. » On résume : l’étude qui dénigrait l’hydroxychloroquine n’était pas sérieuse. Qu’importe, puisque aucune étude sérieuse n’est venue la contredire ! Il suffisait pourtant de chercher un tout petit peu. Victor Garcia ne l’a pas fait. On pourrait pourtant lui recommander cette étude-là ou cet article-là, mais, comme le dit Idriss Aberkane, on ne va quand même pas faire leur boulot !

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