Grève sous contrôle : les enseignants des écoles en grève contre Omicron

Santé

mise à jour le 13/01/22

Le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, a prévu que 75 % des enseignants du premier degré seraient grévistes le 13 janvier et que la moitié des écoles seraient fermées. Les revendications concernent principalement le protocole sanitaire. Syndicats d’enseignants et de parents d’élèves trouvent le ministre de l’Education nationale trop laxiste à propos des tests : « Il suffit désormais d’une attestation sur l’honneur des parents ».


Il faudrait donc revenir aux tests supervisés par un professionnel. Ils souhaitent « revenir à un cas Covid dans une classe, une fermeture de classe », être mieux équipés face au Covid-19, ainsi que de plus de recrutements. Slogan du Snuipp-FSU : « en grève pour une école sécure sous Omicron ». [NDLR : en français, on dit « sûre ». « Secure » est de l’anglais. Passons.] Il faut protéger les élèves du covid long et les enseignants du Omicron. Ah bon. Le covid long fait long feu et le Omicron est super dangereux. À force d’enseigner le programme officiel, maîtres d’école et enseignants du secondaire, ont perdu le désir d’apprendre. Avec un peu de curiosité, ils auraient pu lire les conclusions d’un article de scientifiques (parmi bien d’autres) :

– La covid-19 n’affecte toujours pas les classes d’âge inférieures à 30 ans.
– Le port du masque ne modifie en rien la dynamique de l’épidémie.
– Seule l’infection naturelle des jeunes par le SARS-CoV-2, sans effets importants pour la très grande majorité d’entre eux, permettra de durablement limiter leur risque d’infecter les plus fragiles en coupant la production virale.
– Les multiples mesures sanitaires imposées aux jeunes ont été pour eux plus délétères que bénéfiques.
– Certains répondront avec raison que l’enseignement n’est possible qu’avec des enseignants et du personnel administratif, qui eux, ne sont pas dans les classes d’âges protégées de la covid-19. En effet. Mais il a été démontré que les personnels enseignants exposés à des élèves/étudiants (non masqués) ne sont pas plus sensibles à la maladie que le reste de la population générale non enseignante.

Parents d’élèves et enseignants sont nombreux à avoir signé la pétition de Marie-Estelle Dupont et Martin Blachier qui demandait pour la rentrée

– la fin du port du masque en classe et lors des activités extérieures,
– l’absence de toute forme de pression vaccinale sur les enfants
– la fin des évictions scolaires pour les enfants positifs au covid.

La grève du 13 janvier va à l’encontre de la santé physique et psychique des élèves. Elle est menée par des syndicats qui se sont faits bien discrets jusqu’à présent. De là y voir une manipulation gouvernementale, c’est un pas que nous n’hésiterons pas à franchir allégrement. L’enjeu est de taille : en 2021, la campagne de tests aura coûté 6 milliards d’euros. Selon le ministère de la Santé, elle coûtera plus d’un milliard pour le seul mois de janvier 2022. L’Éducation nationale participe à creuser le déficit de l’État et à contribuer aux bénéfices de Big Pharma. Pas assez selon le syndicat Snuipp-FSU. Cela ne justifie en rien une grève.

Le Média en 4-4-2.

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