Dans un monde où l’information circule à toute vitesse, mais pas toujours librement, une nouvelle fait grand bruit ces jours-ci. La chaîne YouTube de France Soir, supprimée depuis plus de quatre ans, vient d’être remise en ligne. C’est Xavier Azalbert, le directeur de ce média indépendant, qui l’annonce dans une vidéo récente postée sur X. Mais derrière cette restauration, se cache une histoire de censure massive orchestrée sous l’influence de l’administration Biden. Plongeons dans les détails de cette affaire qui questionne la neutralité des géants du web.
La chaîne YouTube de France-Soir restaurée après plus de quatre ans de suppression unilatérale ! Abonnez-vous à notre chaîne https://t.co/IhQlkCkh5v pic.twitter.com/YnCyhBb3eY
— France-Soir (@france_soir) October 10, 2025
Tout commence le 23 septembre 2025, quand Google admet publiquement avoir cédé à des pressions de l’administration Biden pour supprimer des contenus. Dans une lettre adressée au Congrès américain, la firme de Mountain View reconnaît avoir censuré des vidéos et des comptes entiers, notamment ceux traitant de la Covid-19 et de sujets politiques sensibles. Azalbert ne mâche pas ses mots dans sa vidéo : il parle d’une « censure pratiquée » qui a touché des voix dissidentes, y compris des experts reconnus.
Imaginez : des conférences avec des figures comme le sénateur Ron Johnson ou le docteur Robert Malone ont été effacées du jour au lendemain. Google promet maintenant de rétablir les comptes bannis pour des raisons politiques ou liées à la pandémie. C’est suite à une enquête du Comité judiciaire de la Chambre des représentants que ces révélations ont éclaté au grand jour, forçant le géant tech à faire machine arrière.
L’épreuve de France Soir : une suppression arbitraire en 2021
Retour en mars 2021. La chaîne YouTube de France Soir est rayée de la carte sans crier gare. Motif invoqué ? Des violations présumées des règles sur la désinformation Covid. À l’époque, elle comptait 277 000 abonnés et près de 1 000 vidéos, dont certaines cumulaient des millions de vues. Parmi elles, des entretiens explosifs avec le professeur Luc Montagnier, prix Nobel de médecine, ou Christian Perronne, expert en infectiologie.
Xavier Azalbert raconte comment cette décision unilatérale a non seulement privé le public de ces contenus, mais a aussi mis en péril la survie économique du média. « La censure tue », lâche-t-il sans détour, soulignant les impacts sur les dons et la visibilité. Heureusement, après un appel lancé le 26 septembre 2025, la chaîne est revenue en ligne hier soir, intacte et sans aucune infraction constatée aux règles actuelles.
Un combat judiciaire toujours en cours à Paris
Mais l’affaire ne s’arrête pas là. France Soir a porté l’affaire devant le tribunal de commerce de Paris. Défaite en première instance, l’équipe a fait appel. Le délibéré, initialement prévu le 26 septembre, a été repoussé au 12 décembre. Azalbert a déposé une note supplémentaire pour intégrer les aveux de Google, espérant que cela fasse pencher la balance.
Les avocats de Google avaient justifié la suppression par des risques pour la santé publique. Ironie du sort : aujourd’hui, la firme admet que ces actions étaient influencées par des pressions externes. Xavier Azalbert promet de poursuivre le combat, en France comme aux États-Unis, pour obtenir réparation.
Soutien aux médias indépendants : un appel urgent d’Azalbert
Dans sa vidéo, Xavier Azalbert en appelle directement aux lecteurs et viewers. France Soir, financé par ses donateurs, a frôlé la fermeture à cause de cette censure. « C’est grâce à vous que nous avons tenu ces quatre ans et demi », insiste-t-il. Le média continue ses enquêtes, comme celle sur le docteur Perrochon, chargée des bulletins de santé d’Emmanuel Macron.
Pas de parti pris politique ici, jure Azalbert. France Soir s’en tient à la Charte de Munich, qui place le devoir d’informer au-dessus de tout. Un rappel bienvenu dans un paysage médiatique souvent polarisé.
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