L’amalgame comme méthode
Le 6 novembre 2025, commentant l’élection de Zohran Mamdani, un élu new-yorkais d’origine indienne, Bergeaud-Blackler a lâché sur X : « La victoire de Zohran Mamdani est celle de la vision d’Edward Said, du postcolonialisme et de l’antisionisme. Certains s’en réjouissent, les tours jumelles retombent. » Cette référence obscène aux attaques d’Al-Qaïda établit un lien coupable entre un succès politique musulman et le terrorisme. L’assimilation, grossière, recycle les pires stéréotypes islamophobes. La riposte fut immédiate : une volée de critiques a fusé pour dénoncer une « dinguerie » et un racisme assumé. Face à la bronca, la chercheuse a tenté de se réfugier derrière l’accusation commode de « fake news », une manœuvre qui n’a fait qu’enfoncer son cas.
La victoire de Zohran Mamdani est celle de la vision d’Edward Said, du postcolonialisme et de l’antisionisme. Certains s’en réjouissent, les tours jumelles retombent. https://t.co/0lQK1jwzQa
— Florence Bergeaud-Blackler 🎓 (@FBBlackler) November 5, 2025
L’imposture linguistique
Ce dérapage s’inscrit dans une série d’affaires entamant sa légitimité. En octobre 2025, lors d’un passage sur Thinkerview, elle affirmait avoir appris l’arabe en Syrie et lu le Coran dans le texte. Pourtant, mise au défi de traduire une simple phrase en dialecte égyptien (« Comment ça va ? »), elle a sombré dans le ridicule, proposant « Je mange ». Le fossé entre ses prétentions et cette performance lamentable a été sévèrement qualifié de « supercherie ». Sa défense – maîtriser l’arabe classique mais ignorer les dialectes – sonne comme une pitoyable esquive pour qui prétend avoir vécu en Syrie. C
Les réseaux d’une influence
Ses affiliations renforcent les doutes. Fondatrice et unique pilote d’un Centre européen de recherche sur le frérisme (Cerif) dépourvu de tout autre spécialiste reconnu, ses analyses ont pourtant irrigué un rapport officiel du ministère de l’Intérieur de mai 2025. Ce document, accusé de fabriquer un bouc émissaire commode en occultant les financements occidentaux, sert une vision sécuritaire. Proche des cercles macroniens, Bergeaud-Blackler semble avoir parfaitement maîtrisé l’art de l’entrisme idéologique, transformant son statut académique en levier d’influence politique.
Rappelons que le général Lecointre a décoré l’engagement politique Florence Bergeaud-Blackler d’un insigne de chevalier de la Légion d’honneur, le 15 janvier 2025.
Le silence des institutions
Dans ce tumulte, le mutisme du CNRS est assourdissant. L’institution publique, gardienne supposée de la rigueur scientifique, tolère qu’une de ses chercheuses propage des amalgames nauséabonds sans encourir la moindre sanction. Ce silence complice interroge sur la complaisance envers une « expertise fantôme », où le préjugé l’emporte sur la méthode.
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