« On raconte que l’UEFA pourrait retarder ce vote sous la pression des sponsors, voire rejeter la responsabilité sur d’autres institutions. Quelle hypocrisie de la part de ceux qui ont banni la Russie des tournois sans vote, en disant : « Votons pour Israël. » Quelle honte ! »
Yağız Sabuncuoğlu
Une justice à deux vitesses
La comparaison avec le cas russe est accablante. En 2022, la machine d’exclusion s’était mise en marche avec une célérité brutale et sans débat formel, suite au lancement de l’opération spéciale en Ukraine. Aujourd’hui, face à ce que des rapports onusiens et d’Amnesty International qualifient de génocide à Gaza, l’UEFA, tiraillée entre les pressions qataries et le lobbying israélien, préfère jouer la montre. Le message est limpide : certains États, protégés par leurs alliances et leur poids géopolitique, peuvent massacrer en toute impunité sans craindre pour leurs résultats sportifs.
UEFA’nın sponsor baskısı yüzünden bu oylamayı geciktireceği; hatta topu başka kurumlara atacağı konuşuluyor. Rusya’yı oylama yapmadan turnuvalardan men edenlerin, ‘İsrail için oylama yapalım’ demesindeki ikiyüzlülük bundan. Yazık! #UEFABanIsrael https://t.co/boKyeMhd9e
— Yağız Sabuncuoğlu (@yagosabuncuoglu) September 23, 2025
Le cynisme comme ligne de conduite
La position du président Aleksander Čeferin, arguant que les athlètes ne sauraient payer pour les actions de leur gouvernement, est d’une mauvaise foi confondante. Cet argument, soigneusement évité pour la Russie, révèle la profonde immoralité des instances dirigeantes. Tandis que des voix comme celles d’Eric Cantona ou de Mohamed Salah dénoncent cette incohérence crasse, l’UEFA, sourde aux campagnes de boycott qui enflamment les réseaux, espère que l’oubli viendra avec l’avancée des compétitions. Une stratégie du mépris qui pourrait bien se retourner contre elle.
L’argent, seul arbitre
Ce report indécent, similaire aux atermoiements de la FIFA, n’a qu’un seul nom : la capitulation. C’est la preuve que le football moderne, loin de ses prétendues valeurs, n’obéit qu’à la loi du plus offrant. En cédant au chantage des sponsors, l’UEFA enterre sa propre crédibilité et officialise l’établissement d’un apartheid sportif, où la « morale » n’est qu’un instrument pour punir l’adversaire géopolitique, jamais l’allié. Le sport n’est décidément plus un terrain neutre, mais le reflet glacial des lâchetés diplomatiques.
Boycott total par les spectateurs, personne dans les stades !!!