Une interpellation qui révèle l’horreur
Tout a commencé par une alerte d’un service de veille en ligne, qui a conduit les autorités à ce suspect isolé et sans emploi. Interpellé mardi, il a été mis en examen dès le lendemain pour une série de chefs d’accusation graves : possession et diffusion de contenus pédopornographiques en groupe organisé, maltraitance animale, et exploitation de la vulnérabilité de mineures. Placée en détention provisoire, cette affaire est désormais entre les mains de la police judiciaire de Rouen et de l’office central pour la répression des violences aux mineurs basé à Nanterre.
🇫🇷 FLASH | « De véritables horreurs » : un homme de ~20 ans a été arrêté pour détention d’images pédopornographiques, actes de cruauté et abus de faiblesse en Normandie. Il avait convaincu ~50 jeunes filles suicidaires de se planter un couteau dans le corps ou de se graver son nom.… pic.twitter.com/OnddEnKc2T
— Cerfia (@CerfiaFR) August 22, 2025
Le procureur Coutin n’a pas mâché ses mots lors de sa déclaration vendredi : cet individu aurait manipulé une cinquantaine de jeunes filles, souvent en proie à des idées suicidaires, pour les pousser à des actes d’automutilation extrêmes. Via des plateformes en ligne et des sessions webcam, il les forçait à s’infliger des blessures graves, comme enfoncer une lame dans leur corps ou inciser leur peau pour y graver son nom.
Des preuves accablantes sur son ordinateur
L’enquête a mis au jour un arsenal numérique terrifiant. Des milliers de fichiers à caractère pédopornographique ont été saisis, incluant des images et vidéos d’une violence inouïe – des scènes de viols sur des nourrissons, qualifiées d' »insoutenables » par les autorités. On ignore encore si le suspect a orchestré lui-même certains de ces contenus, mais les investigations se poursuivent pour éclaircir ce point.
Ajoutant à l’horreur, l’homme a admis lors de sa garde à vue avoir personnellement tué et décapité plusieurs animaux, comme des chiens et des lapins, dont les photos macabres figuraient sur ses disques durs. Il a également confessé des pulsions violentes, allant du viol à la torture et au meurtre.
Le réseau « 764 » : un groupe cybercriminel néonazi et sataniste
Au cœur de cette affaire se trouve le réseau « 764 », une organisation en ligne fondée en janvier 2021 par un Américain. Décrit comme accélérationniste – un courant extrémiste visant à précipiter le chaos social – et teinté d’idéologie néonazie et sataniste, ce groupe traque les mineurs vulnérables sur les réseaux sociaux et forums. Leur modus operandi ? Les contraindre à s’automutiler, à produire du contenu pédopornographique, ou pire, à attenter à leur vie.
Le fondateur, Bradley Cadenhead, âgé de 20 ans, purge déjà une peine de 80 ans de prison aux États-Unis pour des crimes similaires impliquant la création de matériels violents et pédophiles. Arrêté par le FBI en début d’année, il incarne le visage de cette menace transnationale. En France, cette arrestation à Évreux n’est pas isolée : en juin, un Germano-Iranien de 20 ans affilié au même réseau a été appréhendé à Hambourg pour avoir incité un adolescent américain de 13 ans à se suicider en direct en ligne.
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