En chanson avec Haex | Rengaine

Musique

mise à jour le 03/07/21

RENGAINE

Encore une mélodie triste pour poser mes quelques vers.
Ceux qui m’entourent ne seront pas surpris par la douceur de cet air.
Encore le monde qui m’attriste, tous ces massacres entre des frères.
D’immondes vautours se réjouissent, l’instabilité comme repère.

Et moi je perds tous les miens face a mépris qu’on nous inflige.
A la misère qu’on entretien, dix balles pour un paquets de tiges.
On se résigne, on ne croit en rien. On accumule, somatise.
On ne voit même plus les chemins, victimes de l’impuissance apprise.

Aliénés par l’austérité, Bercy, l’Europe et leur pognon.
Pas de vision en vérité, seulement du contrôle de gestion.
Œillères de l’austérité, tais-toi et marche en bataillon.
Des troupes qu’on veut décérébrer pour en faire des petits nazillons.

Nations unies, OMS, OMC, OTAN dire du vent.
Eléments de langage, AFP, pour endormir les braves gens.
Réseaux sociaux et big data, nos dirigeants se veulent omniscients.
Le monstre algorithme nous aura, on ne fait que le nourrir pour l’instant.

La lassitude comme laisse, la paresse comme premier péché.
Ils nous ont détournés de la foi, pour nous justifier le bûcher.
Des populations obèses qui ne sont en fait que le reflet.
De la dérive de nos âmes, la gourmandise le vide comblé.

Eon succombe facilement, les quatre dernières étapes humaines.
L’envie pour les petits d’être grands, l’avarice comme une gangrène.
En colère on montre les dents, on tend le poing, grandit la haine.
La luxure de nos dirigeants, réalité mais faux problème.

Car ceux qui mènent la danse se gardent bien d’être exposés.
Ils possèdent la moitié de la France, une part d’Afrique, pétrole, minerai.
Ils organisent la dissidence, l’info feuilleton télévisé.
Les médias sont leur bras armé, écran de fumée, folie soufflée.

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