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Des Juifs, l’UGIF et la Collaboration : une révélation historique, par Maurice Rajsfus, commentée par Alain Soral en 2012

En septembre 2012, Alain Soral abordait un sujet explosif : le rôle de l’Union Générale des Israélites de France (UGIF) dans la collaboration avec le régime de Vichy et l’occupant allemand. Ces allégations s’appuient notamment sur les travaux de l’historien Maurice Rajsfus, rescapé de la rafle du Vél’ d’Hiv.

mise à jour le 10/03/26

Soral reprend Rajsfus : l’UGIF a collaboré avec Vichy et les nazis.

L’Union Générale des Israélites de France (UGIF), créée en 1941 sous la contrainte du régime de Vichy, était une organisation imposée par les autorités pour regrouper et représenter les Juifs de France. Dissoute en 1944, elle a été remplacée par le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF), fondé en 1943 dans la clandestinité et officialisé en 1944 dans un cadre républicain.

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Un exemple souvent cité est celui d’Abraham Drucker, père de l’animateur Michel Drucker, qui est nommé médecin-chef du camp de Drancy par Alois Brunner. Selon certaines sources, il a participé à l’identification des Juifs étrangers pour leur déportation, sous la pression de Vichy et des Allemands, mais aussi dans une logique de « préservation » des Juifs français. Ce cas illustre les dilemmes moraux auxquels certains responsables juifs ont été confrontés sous l’Occupation.

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Selon Maurice Rajsfus, relayé par Alain Soral, l’UGIF a joué un rôle actif dans la collaboration avec les autorités vichystes et allemandes. Il est notamment reproché à l’UGIF d’avoir fourni des listes de Juifs étrangers – principalement polonais, tchèques et allemands réfugiés en France – facilitant ainsi les rafles, dont celle du Vél’ d’Hiv , survenue les 16 et 17 juillet 1942. Cette collaboration s’inscrivait dans une stratégie visant à protéger les Juifs français, en sacrifiant les Juifs étrangers, souvent perçus comme des « clandestins » ou des « ennemis du Reich » par les autorités.

Un sujet sensible…

Évoquer le rôle de l’UGIF dans la collaboration reste un sujet délicat. Maurice Rajsfus, historien et survivant de la rafle du Vél’ d’Hiv, a documenté ces faits dans ses travaux, mais ses recherches ont souvent été marginalisées et des pressions ont été exercées sur ceux qui ont tenté de révéler cette histoire, notamment par un attentat à la grenade incendiaire contre l’éditeur d’un ouvrage abordant ce sujet, ce qui témoigne de l’hostilité entourant ces révélations.

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