Une mesure magique ?
Pour Darmanin, supprimer le cash permettrait de tarir les financements illicites – terrorisme, blanchiment, trafics en tout genre. Pourtant, derrière cette noble intention se cache une réalité bien plus sombre : un contrôle accru sur les transactions des citoyens, désormais tracées, analysées, et potentiellement bloquées sur simple soupçon. La Quadrature du Net dénonce une « dérive autoritaire », et ils ont raison : confier aux banques et aux États le monopole des paiements, c’est leur offrir un pouvoir exorbitant sur nos vies.
Faux. J’ai exploré cette piste dans mon dernier roman Captionem, et bon nombre de moyens de contournements sont envisageables au sein d’une economie dématérialisée. Aujourd’hui, on sait déjà blanchir de l’argent dématérialisé en brouillant les pistes (sociétés écrans, crypto,… https://t.co/PMtxIZPYwm
— François Dubois (@F_DUBOIStweet) May 22, 2025
L’hypocrisie du tout-numérique
Le gouvernement argue que le numérique est plus sûr. Mais qui croit encore à ce conte de fées ? Après les fuites massives de données, les piratages de comptes bancaires et les fraudes en ligne, prétendre que le 100 % digital est une solution miracle relève de la mauvaise foi. Sans compter que des millions de personnes – âgées, précaires, ou simplement méfiantes envers les banques – se retrouveraient exclues du système.
Le spectre du crédit social
Et si cette mesure n’était qu’un prétexte ? La coïncidence est troublante : Christine Lagarde, présidente de la BCE, évoque une « échéance » pour l’euro numérique fixée au 25 octobre. Darmanin emboîte le pas, et soudain, la suppression du cash apparaît moins comme une lutte anti-crime que comme un pas de plus vers une société de surveillance, où chaque achat serait scruté. Marine Le Pen dénonce un « diktat technocratique » ; Mélenchon, une « attaque contre les plus pauvres ». Même au sein de la majorité, certains tempèrent – trop peu, trop tard.
La fin du cash, et après ?
Derrière les grands discours sur la sécurité se profile un projet bien plus inquiétant : celui d’un État qui, sous prétexte de nous protéger, nous prive peu à peu de nos libertés fondamentales. Darmanin joue les justiciers, mais son combat contre le liquide ressemble furieusement à une mise sous tutelle financière des citoyens. Gare à ceux qui croient encore que l’on peut lutter contre le crime en supprimant… des billets de banque.
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