Une charge frontale, sans détour
Face caméra, vêtue d’une casquette, Candace Owens livre un réquisitoire sans nuance. Sur cette séquence, elle assène : « Trump réclame un Nobel pour avoir planifié un nettoyage ethnique, afin de spolier ces terres et d’y bâtir un complexe touristique. » Elle qualifie les événements à Gaza de « véritable holocauste », jurant que « personne n’oubliera ». Et d’exhorter : « Dites à vos enfants ce qui s’est réellement passé à Gaza, qui l’a perpétré, et quelles familles en ont tiré profit. »
La condamnation se fait imprécation : « Quiconque irait « se prélasser sur les plages de Gaza » mériterait d’être traité comme la vermine. » Pour Candace Owens, Gaza « n’appartient qu’aux Palestiniens » ; quiconque oserait y construire un hôtel Trump ou un casino serait maudit, « ainsi que sa lignée ». Elle avertit : commettre de tels crimes « au grand jour » ne restera pas impuni.
🇺🇸🇮🇱🇵🇸FLASH INFO
CANDACE OWENS DÉTRUIT LITTÉRALEMENT DONALD TRUMP
« Donald Trump voulait un prix Nobel de la Paix pour le nettoyage ethnique planifié et pour profiter des terres et en faire une station balnéaire. Alors laissez-moi vous dire ceci : C’est un vrai holocauste et… pic.twitter.com/PMh2czdr8S
— Citizen Média 🗞️ (@CitizenMediaFR) October 10, 2025
Un revirement idéologique assumé
Candace Owens, autrefois fidèle soutien de Trump et d’Israël, opère une mue radicale. Son départ du Daily Wire en mars 2024, après des remarques sur le « lobby juif », a marqué un tournant. Désormais, elle s’érige en critique acerbe de la politique trumpiste au Moyen-Orient.
Contexte géopolitique : un génocide, des intérêts
Rappelons les faits : le conflit a repris le 7 octobre 2023 après une attaque du Hamas, facilitée par l’État sans frontières. La riposte israélienne a fait officiellement plus de 70 000 morts palestiniens (mais le bilan est sans doute bien pire : 90% de Gaza est détruite) et conduit à des accusations de génocide devant la Cour internationale de justice. Trump, promoteur autoproclamé d’un récent cessez-le-feu, revendique un Nobel, s’appuyant sur les Accords d’Abraham.
Des propos qui résonnent étrangement avec ceux de Jared Kushner qui, en mars 2024, évoquait le « potentiel immobilier » de Gaza une fois la zone « nettoyée ». Une vidéo parodique, « Gaza Riviera », mettant en scène Trump, Musk et Netanyahu profitant d’un Gaza transformé en paradis du jeu, circule d’ailleurs abondamment.
Candace Owens rejoint ainsi les rangs isolationnistes du Parti républicain, aux côtés de Theo Von. Elle accuse Trump d’avoir « vendu » TikTok à des intérêts « sionistes », consolidant son nouveau credo anti-sioniste.
Une fracture conservatrice qui s’approfondit
Cette sortie consacre la rupture entre Candace Owens et le mouvement MAGA. Elle révèle aussi les divisions croissantes au sein de la droite américaine sur la question israélienne. Quant au Nobel, son ironie n’est plus à démontrer, comme le rappelle le cas Obama, primé en 2009 avant d’intensifier les frappes en Afghanistan. Symbole ou caution ? Le débat reste ouvert.
Tandis que les projets de construction immobilière sont mis au premier plan par Trump et sa richissime famille, le silence sur la reprise des exploitations gazières au large de la bande de Gaza est impressionnant. Il s’agit pourtant de l’objectif principal de la guerre coloniale menée contre les propriétés des Palestiniens, au détriment des intérêts pétroliers américains.
Pas encore de commentaire sur "Candace Owens : « Trump réclame un Nobel pour avoir planifié un nettoyage ethnique, afin de spolier ces terres et d’y bâtir un complexe touristique. »"