Mensonge et conséquences
L’affaire, révélée par la presse locale, est d’un ridicule achevé. Un certain Uri Zisman, membre de l’équipe, a cru malin de produire un faux certificat médical pour justifier le remplacement d’un titulaire par Ward Fawarseh. Ce dernier, d’origine druze, aurait été une « première » historique, mais l’histoire s’arrête là. L’objectif ? Permettre une substitution interdite par le règlement olympique, sauf cas de force majeure… ou de maladie inventée. Prise la main dans le sac, la délégation n’a eu d’autre choix que de faire amende honorable en se retirant, invoquant des « valeurs olympiques » soudainement redécouvertes.
Des sportifs aux casseroles
Le quatuor, composé du très « sioniste jusqu’à la moelle » AJ Edelman, de Menachem Chen, Uri Zisman et Omer Katz, naviguait déjà loin des podiums. Mais ce n’est pas la première fois que ces Jeux se teintent de controverses pour Israël. Plus tôt, un commentateur suisse, Stefan Renna, avait osé un parallèle qui mérite une médaille d’or, entre la situation à Gaza et la présence d’Israël aux JO, comparant le traitement de l’État hébreu à celui de la Russie. L’OCI avait exigé des excuses, ajoutant une couche de susceptibilité à un parcours déjà peu glorieux.
La faute et l’aveu
Reste que cette fois, la faute est interne. Si l’OCI se targue d’avoir respecté l’éthique en se dénonçant, l’image envoyée est celle d’une délégation plus préoccupée par les communautés qu’elle peut représenter que par les règles élémentaires du sport. Le CIO, pour l’instant, reste silencieux, laissant Israël gérer seul cette tempête dans un verre d’eau glacée. Un épisode qui prouve, une fois de plus, que pour exister médiatiquement, Israël n’a pas besoin de médailles : une bonne vieille tricherie, même avortée, fait très bien l’affaire.
Jamais deux fumiers sans feuj… Là, on en a quatre !