Un « temps d’échange » ou un prélude à la campagne de 2027 ?
Officiellement, l’événement du 12 mai devait porter sur les « grandes orientations » de la justice. Dans les faits, il s’apparente davantage à une opération de séduction à grande échelle. Entre deux bouchées, le ministre a glissé quelques éléments de son programme, histoire de tester l’appétit… politique de ses convives.
Ce soir au ministère de la Justice, j’ai présenté aux parlementaires français les orientations concrètes que je prends pour moderniser et simplifier le ministère de la Justice. pic.twitter.com/1Is3IXHPnG
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) May 12, 2025
L’opposition boycotte, le RN s’engouffre
Si la gauche et une partie de la majorité ont boudé l’événement, le Rassemblement national, lui, s’est déplacé en force. « Quand on nous invite, on vient ! », a lancé un eurodéputé RN, résumant à merveille l’opportunisme ambiant. Quant aux socialistes, ils dénoncent une « Darmanin party » indécente en période d’austérité.
« Course à l’échalote » ou mépris des contribuables ?
Patrick Kanner (PS) n’a pas mâché ses mots : « C’est la course à l’échalote. » Traduction : Darmanin utilise les moyens de l’État pour grappiller des soutiens. Pendant que certains travaillent, d’autres sirotent du champagne en rêvant à l’Élysée.
Un ministre qui justifie l’injustifiable
« Marque de respect envers le Parlement », clame Darmanin. Sauf que le vrai respect, c’est peut-être de ne pas transformer le ministère en salle des fêtes électorale. Entre « peines minimales » et petits fours maximaux, le cynisme atteint des sommets.
La République en apéritif
À quelques années de 2027, Darmanin affine sa stratégie : convier, séduire, conquérir. Reste à savoir si les Français apprécieront de financer l’ambition d’un homme… à coups de canapés saumon.
Et bien au très grand minimum, vu le nombre d’invités, c’est une gabegie à 200 000€ payée par les cons de français ! ( 200€ minimum par personne pour leur entre-soi )