Alerte : La proposition de loi sur l’aide à mourir ouvre la porte à des abus via la « personne de confiance »

Notre honorable assemblée nationale s'apprête à examiner en seconde lecture, dès le 16 février 2026, cette proposition de loi sur l'aide à mourir que le Sénat avait eu la décence d'étrangler en janvier. Les sénateurs, ces réactionnaires, avaient osé supprimer des articles entiers par 181 voix contre 122. Mais voilà que le texte ressort des catacombes, revigoré par des amendements que l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) a patiemment distillés, comme on verse discrètement une potion dans un verre déjà trouble.

mise à jour le 15/02/26

Tandis que l’Assemblée s’apprête à jouer les apprentis sorciers, des mains invisibles s’activent pour transformer le droit à mourir en devoir de disparaître.

La personne de confiance ou l’ange exterminateur

L’ADMD, qui mobilise ses troupes du 9 au 16 février pour « interpeller les députés », propose de réécrire l’article L. 1111-12-3 du Code de la santé publique. Désormais, la demande d’euthanasie pourrait être formulée « par l’intermédiaire de directives anticipées ou de sa personne de confiance ». Traduction : quand le patient divague, quand il ne peut plus articuler un son, quand il gît dans un coma que ses héritiers trouvent soudainement trop long, la personne de confiance (cette auxiliaire de vie dévouée, ce neveu attentionné) pourra chuchoter à l’oreille du médecin que, voyez-vous, le malheureux avait toujours dit qu’il préférerait mourir…

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Les 84 % de Français que l’IFOP, fidèle au poste, nous donne comme favorables à cette loi, mesurent-ils que leurs propres directives anticipées, griffonnées un jour de mélancolie, pourraient devenir leur arrêt de mort ? Que la « souffrance psychologique jugée insupportable », désormais éligible après l’élargissement des critères par la commission des affaires sociales, ouvrira les vannes à des milliers de cas que l’on disait « exceptionnels » ?



La justice à sens unique ou la famille réduite au silence

Le chef-d’œuvre d’asymétrie mérite qu’on s’y attarde : la personne de confiance pourra contester un refus d’euthanasie devant la justice administrative. En revanche, les proches, la famille, les enfants – ces empêcheurs de tourner en rond – se verront privés de tout recours pour contester une approbation. La raison invoquée ? Éviter des « conflits prolongés ». Plus élégamment : on muselle ceux qui voudraient retenir les vivants, on arme ceux qui poussent vers la sortie.

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Que Jean Leonetti et Jean-Marc Sauvé, ces oiseaux de mauvais augure, alertent sur l’ébranlement de « l’interdit de tuer », voilà qui n’émeut guère les zélateurs du progrès. Après tout, la clause de conscience des soignants est si habilement limitée qu’elle tiendra dans un dé à coudre.



Ultime appel aux naïfs

Cette loi, nous serine-t-on, consacre l’autonomie et la liberté individuelle. On oublie seulement de préciser que pour 68 % de Français qui espèrent une loi avant la fin du quinquennat, l’autonomie pourrait bien devenir celle des autres à décider pour soi. Que la « dignité » invoquée ressemble furieusement à une rationalisation des coûts de la dépendance. Que les garde-fous promis ressemblent à ces barrières en carton que l’on installe le temps d’une photo officielle.

Rappelons que près d’un million de Français sont sous tutelle en 2026 (chiffre en hausse constante avec le vieillissement de la population). Les abus divers, les détournements d’argent sont nombreux, mais la Justice à trop de travail pour s’y pencher et les statistiques sur ce sujet, eh bien ! il n’y en a pas.

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Le 16 février, nos députés joueront aux apprentis sorciers. Aux familles de demain, aux vieux d’aujourd’hui, aux vulnérables de toujours de surveiller leurs arrières. La personne de confiance veille. Peut-être un peu trop.

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