A Dieppe, règne l’ordre républicain

A l’instant où Marcel, notre envoyé spécial, nous fait part des nouvelles du CoronaCircus, la palme d’or revient à notre Premier sinistre qui a interdit à sa bonne ville de Prades de fêter les célèbres (dans le canton) « Goig dels ous » (cantique des œufs). Dimanche 16 avril 2017 : « On vient de chanter les “goig” à l’église, raconte Monique avec enthousiasme. Maintenant, le maire se met là-haut et clac, il nous descend le panier. » Ce spectacle se déroule chaque année devant la mairie de Prades.

A Prades, les œufs ne tombent plus du Ciel

Hélas ! le maire, que ses administrés appellaient Trinque-Manette, et même Croque-Mémés, est devenu depuis M. Déconfinement. Dans sa descente aux enfers, il s’est transformé en M. Confinement. En tant que tel, il a formellement interdit la chasse aux œufs de Pâques. Pas d’ouverture cette année ! Les lièvres auront toujours raison d’avoir peur des chasseurs, mais les œufs de Pâques seront épargnés. A toute chose malheur est bon.

A Dieppe, une commerçante en garde à vue

Toujours sur la brèche, notre envoyé spécial nous fait part d’une nouvelle qui pourrait se révéler déterminante sur le front, car ne l’oublions pas, nous sommes en guerre. Une commerçante de Dieppe a été arrêtée et mise en garde à vue. La maréchaussée lui reproche d’avoir voulu ouvrir boutique. Elle risque une forte amende et jusqu’à un stage de citoyenneté. C’est la « loi portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité » qui a prévu ça. Elle y apprendra les valeurs de la République et les devoirs du citoyen, valeurs qui semblent singulièrement lui manquer. Désormais, devenue une vraie citoyenne, elle fermera boutique. Ah, mais ! Le juge qui prononcera la sentence est déjà dans les starting-blocks pour coiffer sur le poteau le Premier sinistre. 

Les bonnes nouvelles arrivent en escadrille ! 

Nous ne désespérons pas de pouvoir vous annoncer d’autres bonnes nouvelles tout aussi créatives, qui mériteront également votre attention, car elles arrivent à foison !

De notre envoyé spécial pour Le Média en 4-4-2.