La scène a tout d’un sketch administratif à ciel ouvert : des hôpitaux qui attendent leurs climatiseurs avant la prochaine canicule, et un État capable de transformer le moindre achat en parcours du combattant budgétaire. Les appareils promis arriveront, paraît-il, « dans la foulée », cette formule magique qui signifie souvent : un jour, peut-être, après validation, appel d’offres, centrale d’achat et facture alourdie. Cerise sur le climatiseur : l’exécutif, qui voulait freiner les petits colis asiatiques avec une taxe de deux euros, renonce finalement pour mieux applaudir une taxe européenne de trois euros.
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