🔴 Les Houthis revendiquent leur première attaque contre Israël depuis le début de la guerre au Moyen-Orient
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Bien que la frappe de missiles lancée aujourd’hui par les Houthis contre Israël ait eu peu d’effet, l’entrée en guerre de ce groupe soutenu par l’Iran pourrait créer un « scénario cauchemardesque » s’il tentait de bloquer le détroit de Bab el-Mandeb, estime Elisabeth Kendall, spécialiste du Moyen-Orient et présidente du Girton College à l’université de Cambridge.
« Si la situation se dégrade, ce serait un véritable cauchemar. Des restrictions dans le détroit d’Ormuz, combinées à un durcissement de celles dans le détroit de Bab el-Mandeb, perturberaient, voire paralyseraient, le commerce avec l’Europe. La situation est donc extrêmement délicate et tout dépendra de son évolution. Si la mer Rouge était touchée alors qu’elle constitue l’une des voies d’exportation les plus fiables, et que le pétrole est exporté d’Arabie saoudite via Yanbu, cela changerait complètement la donne », a-t-elle déclaré à Al Jazeera
Elisabeth Kendall a ajouté que les Houthis se trouvent désormais dans une forme de « position idéale », qui leur permet de brandir la menace d’une escalade sans déclencher, pour l’instant, de représailles régionales.
« À ce stade, je ne pense pas que les Houthis veuillent passer immédiatement à l’offensive. Ils y sont peut-être de plus en plus favorables, mais il n’est pas dans leur intérêt, pour le moment, de provoquer une réaction saoudienne, ni même une réaction plus large. Ils ont probablement conclu une forme d’accord avec l’Arabie saoudite sur l’exploitation des ressources, dans le cadre duquel ils s’abstiennent d’attaquer les approvisionnements pétroliers en cours et de perturber la mer Rouge. En contrepartie, l’Arabie saoudite n’entre pas directement en guerre, et les Houthis évitent de provoquer une nouvelle campagne militaire », a-t-elle poursuivi.
Israël sous pression sur plusieurs fronts
Pour Israël, la situation devient de plus en plus complexe. Le pays est au bord de la rupture avec une armée épuisée, des fronts multiples, un avertissement alarmant du chef d’état-major et doit gérer :
- des tensions persistantes avec le Hezbollah au Liban,
- des frappes ou menaces directes liées à l’Iran,
- une instabilité interne et régionale.
Avec l’entrée des Houthis, un nouveau front s’ajoute, cette fois depuis le sud, à plus de 1 500 kilomètres. Résultat : les systèmes de défense sont sollicités en permanence, avec un risque de saturation si les attaques se multiplient.
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